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Comment Déguiz fêtes génère jusqu’à 45 000 € par mois grâce au référencement ?

J’ai eu le plaisir d’interviewer Matthieu Verne de Deguiz fêtes une boutique en ligne qui vend des déguisements et accessoires pour tous les événements de l’année comme Halloween, Noël, le carnaval, etc. Il nous explique sa stratégie basée en grande partie sur le référencement naturel pour attirer de nouveaux clients !

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Olivier Clémence : Bonjour, je suis actuellement avec Matthieu Verne, qui est à la fois référenceur et qui a une boutique en ligne. Bonjour Matthieu.

Matthieu Verne : Bonjour Olivier.

O.C : Je vais te laisser te présenter, nous dire un petit peu ce que tu fais, c’est quoi ta boutique en ligne et ton activité de référencement à côté etc.

M.V : Oui, ça marche, merci. Alors oui à la base je suis référenceur depuis 2009, réfénseo. Chose typique on va dire, des clients un peu dans toutes les activités, dans tous les types de sites c’est à dire à la fois des sites vitrines avec des photographes par exemple, que des e-commerces avec différentes activités. Et puis, en 2012, j’ai décidé de créer mon e-commerce et c’était parti du coup dans le monde des déguisements, des articles de fêtes, et c’est là qu’est né déguiz fêtes. Donc 14 juillet 2012 exactement, lancement de la boutique. Donc ça fait maintenant 4 ans. Voilà donc référenseo, déguiz fêtes, le référencement naturel d’un e-commerce qui sont étroitement liés du coup, parce que c’est quand même, on va dire, la majeure partie du trafic de déguiz fêtes, on en parlera peut être un peu plus en détails toute à l’heure mais voilà donc c’est un choix logique entre les deux, pour diversifier les activités et puis un côté intérêt aussi de faire à la fois du référencement d’un côté et puis aller un peu plus loin sur un projet personnel de l’autre, ce qui est parfois limité avec les clients. Voilà.

O.C : Ok, oui c’est pas mal parce que ça te permet en plus de voir un peu les deux côtés du travail, si tu travailles avec un e-commerçant tu as une expérience d’e-commerçant aussi, c’est quand même un plus auprès de tes clients, c’est quand même pas mal.

M.V : Exactement.

O.C : Alors tu peux nous dire pourquoi tu as lancé ta boutique en ligne ?

M.V : Alors j’avais vraiment une volonté d’avoir une autre activité sur laquelle je puisse capitaliser un petit peu le travail parce que c’est vrai qu’en référencement c’est du temps humain que je vends. Du coup les journées ne faisant que 24h, il y a une limite qui sera atteinte et qui est atteinte, qui fait que pour progresser c’est difficile, à part embaucher etc, ce qui n’est pas forcément une volonté de ma part. Du coup, je voulais lancer quelque chose sur lequel je puisse capitaliser et le e-commerce, ça a été quelque chose d’assez logique. J’avais testé sur un tout petit commerce avec un ami sur Dersoft avant pour me faire un petit peu la main. Bon, en voyant que si on s’y mettait pas à fond, c’était difficile de faire quelque chose de bien. Voilà donc c’est pour ça qu’après quand je me suis décidé pour déguiz fêtes, là j’ai mis tous les moyens possibles pour que ça fonctionne.

O.C : D’accord donc c’est peut être le problème de beaucoup de prestataires de services qui échangent leur temps contre de l’argent, à un moment tu ne peux pas démultiplier le temps. Le temps on a tous la même durée par jour et du coup, comme tu dis, soit c’est embaucher et personnellement moi j’avais aussi envisagé mais c’est assez compliqué surtout je trouve en France où on prend quand même un gros risque au début, pour les premières embauches en tout et c’est vrai qu’après la vente de produits, selon comment tu te débrouilles, tu peux facilement étendre le truc. Tu as beaucoup moins de limitation en termes de temps à ce niveau là et c’est vrai que du coup c’est intéressant. Alors pourquoi tu avais choisi le déguisement au niveau de ta boutique ?

M.V : Alors ça, en fait, j’ai exploré plusieurs pistes, j’ai fait des études de marketing donc j’ai fait mes petites études de marché, à gauche, à droite sur différentes thématiques. Du coup, il s’est trouvé que le déguisement avec ce que je connaissais du monde du déguisement, j’avais eu un client sur cette activité là, ça m’a semblait être un univers dans lequel il y avait quelque chose à faire et puis c’était sympa comme thématique donc c’est vrai que ça aide aussi, de se dire qu’on va travailler toute la journée sur des déguisements, des articles de fêtes, c’est plus sympa qu’une thématique avec laquelle tu n’as pas forcément de liens. Donc voilà, après c’est vraiment l’étude de marché qui a dit, j’y vais pas, j’y vais et c’est dans le déguisement que ça m’a semblé être le mieux. Après il y a un autre choix qui a été important, c’est celui du fournisseur. J’ai démarché des fournisseurs dans différentes activités aussi et il y en a un dans le domaine du déguisement qui m’a présenté le drop-shipping donc j’étais pas du tout parti sur cette idée, je connaissais pas spécialement le drop-shipping donc moi j’étais parti dans mon étude pour avoir du stock, pour avoir un entrepôt etc donc tout de suite c’était compliqué et du coup j’ai un fournisseur qui m’a dit « mais le drop-shipping ça existe, ça fonctionne comme ça, comme ça ». C’est-à-dire que le fournisseur a le stock, moi je mets son stock en vente sur mon site internet et dès qu’il y a une vente, c’est lui qui gère toute la partie logistique en fait, les expéditions etc. Et donc là c’était forcément magique, je me suis dit niveau faisabilité c’est beaucoup mieux. Moi je peux me concentrer sur ce que je sais faire, c’est à dire l’acquisition de trafic, la gestion du site internet, même si ça va plus loin que le référencement, étant donné que le référencement c’est une partie du e-commerce mais j’allais pas m’aventurer non plus dans des choses que je connaissais pas du tout, la logistique avec tout ce que ça comporte de gestion de stock, d’expédition, de gestion humaine du coup parce que gérer tout ça, soi-même quand on fait quelques dizaines d’expéditions par jours après ça aurait été impossible, que là c’est vrai que c’est assez simple que je fasse deux ventes, ou que j’en fasse 300 en une journée, ça va être géré aussi bien derrière. Donc ça a été vraiment le déclic qui m’a fait dire, c’est bon, c’est là dedans qu’il faut se lancer.

Olivier Clémence : Donc du coup, toute la partie stockage, expédition etc, tu t’en es libéré en fait, ce n’est pas toi qui le gère complètement. Au niveau des retours non plus ?

Matthieu Verne : Alors si les retours par contre, c’est chez moi que ça se passe. Donc dès qu’il y a une personne qui veut échanger sa taille ou qui n’est pas contente de son déguisement pour une raison X ou Y, ça me revient. Donc ça, c’est vrai que c’est le côté pas très agréable parce que j’ai plein de déguisements dans mon bureau, c’est difficile d’en refaire quelque chose donc on essaye de, entre guillemets, court-circuiter le fournisseur même s’il le sait, il n’a aucun problème avec ça, dès qu’il y a une commande qui passe avec un produit qu’on a en stock ici, on l’envoie nous-mêmes sauf que c’est délicat étant donné que j’ai un déguisement, je sais pas, un déguisement disco homme en taille L, il faut que la personne commande vraiment ce déguisement là et qu’il commande pas en plus un collier peace and love parce qu’à ce moment là moi je ne l’ai pas en stock le collier donc je ne vais pas faire une expédition d’une partie de la marchandise de chez moi et de l’autre partie du fournisseur donc c’est compliqué. Il y a quatre produits qui rentrent quand il y en a un qui sort donc le stock a tendance à s’agrandir, c’est vrai que bon, c’est pas forcément le côté sympa ça.

O.C : Et tu n’as pas réussit à négocier avec ton fournisseur une solution encore à ce niveau là ?

M.V : Non parce que lui du coup, il ne veut pas s’embêter avec des retours, sachant que des fois les gens portent les déguisements et ils te les renvoient derrière donc pour les revendre, ce n’est pas évident. Des fois, le packaging est abîmé même si le déguisement est en très bon état donc lui il ne veut pas s’embêter avec ça donc les solutions de retour vers lui sont inexistantes.

O.C : D’accord ok. Oui, après bon peut être à voir, mais peut être tu peux envisager une solution derrière où ces produits là seraient mis en vente d’une façon particulière, peut être sur une autre boutique où ils seraient complètement dégriffés et du coup les paniers, que tu aurais, seraient que des paniers qui comporteraient des produits que tu as en stock là, à ton bureau et voilà tu les vendrais moins chers mais il faudrait quand même que tu aies un stock suffisant pour que ça génère des ventes et une boutique à côté quoi.

M.V : Voilà et puis c’est quand même un nombre de références très limité par rapport au catalogue général, on a quelque chose comme 25 000 références produits sur le catalogue donc c’est que moi avec mes, je sais pas combien j’en ai, 200-300 références en stock, ça fait pas forcément une offre très complète, surtout que voilà, il y a une taille d’un côté, une taille de l’autre, c’est difficile de s’y retrouver. Du coup, ce que je fais, c’est quand même je baisse les prix sur la boutique sur ces produits là, comme ça, la personne qui est intéressée, elle a forcément un bon prix, elle ne va pas aller voir ailleurs, donc ça permet d’écouler un peu plus. Je l’ai mis en œuvre, il y a pas longtemps, j’aurais pu le faire avant et c’est vrai que du coup j’en ai vendu un peu plus des déguisements en stock, en baissant les prix tout simplement, je me mets à une marge 0, comme ça moi je me libère de mon stock et ça part.

O.C : Ok, tu ne nous as pas mis un déguisement, tu en as en stock, tu aurais pu nous en mettre un pour l’interview.

M.V : Alors j’y ai pensé, je l’ai à côté de moi mais avec le casque, faut que je change de casque.

Olivier Clémence : Ah parfait ! Parfait, pour le son ça va pas être évident mais j’avoue, pas mal.

Matthieu Verne : Alors je change de casque, voilà. J’y ai pensé mais je me suis dit bon je ne vais quand même pas aller jusque là, le masque de Dark Vador ça fera l’affaire.

O.C : Oui, et puis Dark Vador, ce n’est pas celui qui a le meilleur micro pour les interviews, il a un petit problème au niveau de la voix. Ok, super, est-ce que tu peux nous partager le chiffre d’affaires que tu fais avec ta boutique actuellement ?

M.V : Alors ça dépend vraiment des mois, parce que, là tu as halloween, il y a noël, c’est forcément pas la même activité que l’été. Donc il y a vraiment les mois creux et les mois pleins. Donc on va dire les périodes pleines, il y en a trois dans l’année, ça va être halloween, noël/premier de l’an et le carnaval. Et du coup sur les petits mois, on va faire 10-15 000€ de chiffre d’affaires et ça peut monter à 40-45 000 sur la période de noël qui est la plus grosse par exemple pour donner un ordre d’idées voilà.

O.C : D’accord, ok et du coup, tu ne travailles pas tout seul sur cette boutique là tu m’avais dit ?

M.V : Voilà, donc en fait j’ai créé la boutique tout seul en 2012, après je me suis installé dans un hôtel d’entreprise où il y avait une proximité avec d’autres entreprises, notamment l’entreprise voisine que je connaissais déjà, c’est par elle que je suis rentré là et donc eux ils font de la création de sites, ils font tout ce qui est ergonomie, pas forcément que sur du e-commerce, sur un peu tout, mais on a testé de travailler ensemble pendant un an, ça s’est très bien passé, on se connaissait déjà avant donc le risque était limité et du coup, ils sont rentrés en associés dans l’entreprise, il y a de ça 2 ans maintenant. Donc ce qui fait qu’on est trois. Donc moi avec le profil on va dire vraiment gestion de la boutique et acquisition de trafic, Olivier qui est sur le côté développement web pur et Axel qui est sur le côté vraiment optimisation de la conversion, des objectifs de ventes, etc vraiment stratégie marketing on va dire.

O.C : D’accord et du coup, vous travaillez combien de temps par semaines dessus ? Toi par rapport à ton activité à côté, tu ne peux pas travailler à temps plein dessus ?

M.V : Oui, ben eux c’est pareil parce qu’ils ont leur agence web à côté donc c’est vraiment en fonction des temps de dispo qu’on va avoir chacun déjà. Après moi, j’ai forcément du temps journalier à passer dessus pour gérer les commandes, quand il y a des erreurs de stock, faire le lien entre le fournisseur et le client, sur voilà des choses de la vie courante du e-commerçant on va dire, donc ça c’est moi qui le gère. Après voilà, c’est vraiment variable aussi en fonction de l’activité, c’est vrai que là, c’est halloween, j’ai passé beaucoup de temps sur la boutique. Là j’y passe beaucoup de temps en ce moment, ça doit être du 50/50 entre le boulot de référencement et le boulot d’e-commerçant. Au mois de juillet, au moins d’août, je vais passer plutôt 90% sur l’activité de référencement. Donc c’est vraiment modulé en fonction du boulot, d’un côté et de l’autre. C’est pareil en référencement je vais avoir plusieurs clients qui vont arriver d’un côté ben je vais mettre le côté déguiz fêtes un petit peu en retrait pendant une à deux semaines, le temps de sortir de l’eau côté référencement. C’est pratique parce que je peux vraiment jouer avec l’un et l’autre en fonction des disponibilités même au niveau de la journée. Et après Axel et Olivier, c’est pareil, c’est chacun au niveau des besoins qu’on va avoir quand on va développer, alors là on l’a pas fait cette année mais l’année dernière et l’année d’avant, on a fait un concours pour halloween par exemple, c’était beaucoup de temps de développement, on faisait des applis spécifiques, beaucoup de temps pour raisonner sur le fonctionnement du concours, des relances mails, etc donc là Axel et Olivier ils passaient beaucoup de temps. C’est pareil ils pouvaient passer des journées entières et après plus rien faire pendant deux semaines j’ai envie de dire. Ce n’est pas forcément deux heures par jour.

Olivier Clémence : D’accord, ok. Oui, tu as, surtout en terme de développement ça peut être très ponctuel sur un besoin particulier et après évidemment tu laisses tourner et après c’est vraiment le côté gestion de la boutique simplement qui demande d’être régulier parce que tu ne peux pas traiter les commandes toutes les trois semaines mais ok d’accord, tu adaptes, par rapport à ton activité de référencement, le temps que tu as de dispo pour ta boutique et tes partenaires font pareil.

Matthieu Verne : Et puis par rapport aux envies aussi. C’est vrai que des fois, un matin tu as envie de bosser plus sur un projet que sur un autre donc ça permet aussi de varier les envies. Quand on est un peu trop dans un audit qui est un peu pénible parce qu’il est compliqué ben on sort la tête de l’eau en traitant, en rajoutant des produits au catalogue ou en faisant des tâches qui te libèrent un peu plus l’esprit.

O.C : Oui, diversifier c’est important quand tu veux ne pas justement en avoir ras le bol de ce que tu fais.

M.V : Niveau productivité ça se ressent, c’est quand même mieux.

O.C : Oui, tu disais au début, choisir un produit comme les déguisements etc, c’est sympa, c’est vrai que quand tu vas voir un nouveau produit qui te plaît etc, tu es plus motivé pour travailler dessus que quand tu vends des trucs juste parce que tu as trouvé que tu avais une niche, c’est intéressant, il y a du bénéfice à faire mais que les produits ils ne te parlent absolument pas, tu vas avoir un peu de mal. Je ne sais plus si c’est ensemble, ça fait très longtemps, je ne sais plus si c’était ensemble, j’avais travaillé sur un projet de site qui installait des tout-à-l’égout, je ne sais pas si c’était avec toi ?

M.V : Oui, c’était avec moi. Je prends souvent cet exemple justement pour faire la différence entre le déguisement et …

O.C : C’était très drôle de travailler là dessus parce que franchement on avait réussi à faire des choses pas mal d’ailleurs, on avait eu pas mal de résultats mais oui voilà, faire des articles sur le tout-à-l’égout, comment brancher enfin c’était…

M.V : C’est sur tu fais une interview avec ton tuyau de raccordement, c’est plus sympa avec un casque de Dark Vador ou un déguisement.

O.C : C’est clair et du coup, même si ça avait fonctionné et que ça pouvait être très intéressant, c’était loin d’être passionnant, je n’aurais pas fait ça toute ma vie. Ok, alors évidemment tu vas utiliser le référencement, enfin je suppose pour attirer du monde sur ta boutique, est-ce que tu utilises d’autres techniques que le référencement ?

M.V : Oui alors vraiment les deux sources principales de trafic c’est d’une part le référencement naturel et d’autre part AdWords et en AdWords, surtout Google Shopping. C’est là où on arrive à avoir un meilleur taux de conversion par rapport à des annonces classiques on va dire. Parce que sur les annonces classiques, d’autant plus depuis, aller trois ans, on a vraiment des grandes marques comme Amazon, cdiscount, qui se développent beaucoup sur le payant, en tout cas dans notre activité, c’était le cas sur d’autres activités déjà avant mais sur le déguisement c’est vrai qu’ils ont des offres très complètes avec la Market place, qui fait que c’est compliqué d’être rentable tout simplement notamment en drop-shipping, comme je disais parce que les marges sont réduites. Si je sourçais directement en Chine j’aurais des marges beaucoup plus intéressantes, je pourrais faire des choses plus intéressantes en AdWords mais là le fait d’être en drop-shipping c’est vraiment compliqué donc les annonces classiques, on en a très peu et c’est avec le shopping qu’on s’en sort niveau AdWords. Donc référencement naturel en 1, AdWords en 2 on va dire. Après il y a tout un tas de petites techniques mais qui représentent vraiment, si on doit dire les 80-20, les 80 c’est dans le référencement naturel et l’AdWords, il n’y a pas photos. Après on est aussi présent sur les Market Place un petit peu mais bon c’est la guerre des prix, on est sur Amazon et cdiscount, c’est vraiment compliqué. Là en dehors du prix, ce n’est pas l’offre, ce n’est pas le service client, il n’y a rien d’autre qui te permet de te démarquer. Donc là sur Amazon, tu as le meilleur prix, tu vends ; tu n’as pas le meilleur prix, tu ne vends pas. Et comme dans tous les secteurs, tu as des gens qui cassent les prix, qui vendent quasiment à marge 0 ou même parfois à perte, parce qu’ils négocient des tarifs sur des produits en particulier et là bon nous on ne veut pas du tout rentrer dans cette guerre-là parce que c’est bon on va baisser d’un centime, un centime, un centime, c’est sans fin, ça va casser le marché pour tout le monde c’est inutile donc on y est, sur des prix qui sont ceux de notre boutique donc on ne cherche pas à se mettre au plus bas du marché pour tout casser et faire des ventes. Il y en a c’est leur stratégie, je suis pas du tout d’accord avec cette vision-là du commerce déjà, avant que ce soit du e-commerce ou autre. Dans le commerce, ça n’a aucune logique de casser l’offre comme ça. Donc voilà, on y est parce que ça fait toujours quelques ventes en plus mais on se pose même la question de se dire, est-ce qu’on ferait pas mieux de simplement se retirer étant donné le faible pourcentage de chiffre d’affaires qu’on fait et les problématiques qu’il y a. Sur Amazon il y a des grosses problématiques pour vendre à noël par exemple, la période de noël ils demandent des scores assez forts de fiabilité on va dire donc un nombre d’annulation de commandes inférieur à X% donc s’il suffit que tu aies deux commandes qui soient annulées dans la période d’avant sur 100 commandes et puis tu dépasses les quotas donc après c’est compliqué. Donc bon, c’est passer beaucoup de temps sur des choses qui finalement, ne sont pas ultras intéressantes parce que je rappelle Amazon c’est 15-16% de marge qu’ils récupèrent. Nous en drop-shipping, ils gagnent plus que nous tout simplement. Donc bon, c’est bien de travailler pour les autres, au bout d’un moment, il faut quand même se fixer là où on bosse pour nous.

Olivier Clémence : Tu as une marge de combien à peu près sur tes produits avec le drop-shipping ?

Matthieu Verne : C’est 20-25%, 25% au final. Donc c’est vrai que quand Amazon me prend 15%.

O.C : Il te reste que 10%.

M.V : Voilà et surtout qu’ils prennent de la marge sur les frais de port également enfin c’est compliqué. Donc voilà c’est pour les autres, ça va un moment, le référencement naturel au moins, AdWords c’est le même problème. Entre ce que tu payes à Google et ce qui te ramène comme clients, il te prend un pourcentage important.

O.C : Oui mais d’un autre côté si tu l’amènes sur ton site, là tu as des chances qu’après le panier soit plus important que juste vendre le produit dont tu faisais la promotion avec ta publicité. C’est vrai que sur Amazon, il peut ajouter ton produit et ne pas ajouter d’autres. Enfin il peut se faire un gros panier mais il y a qu’un de tes produits dedans donc …

M.V : Oui, tout à fait. Et puis après quand c’est Google qui te ramène le client, tu l’as dans ta base de données, c’est ton client. Alors qu’Amazon c’est une adresse e-mail cryptée, ce n’est pas ton client, c’est celui d’Amazon donc il en fait ce qu’il veut. Donc autant avoir ses clients pour soi, pouvoir les relancer, même si dans le domaine du déguisement, il n’y a pas forcément une grosse fidélité étant donné que les événements reviennent d’un an sur l’autre, que ce soit halloween, noël ou les anniversaires, tu ne fais pas une soirée déguisée non plus tous les mois donc c’est vrai que les gens ne sont pas fidèles, ils ne se rappellent pas forcément là où ils ont acheté l’année d’avant. Donc c’est vrai que c’est difficile de renouveler ses clients même en faisant quelques newsletters voilà, c’est une technique d’acquisition aussi, on en fait un peu mais ce n’est pas probant. Ce n’est pas ça qui nous fait faire du chiffre.

O.C : Et vous utilisez un peu les réseaux sociaux ou pas ?

M.V : Non très peu, voilà Facebook un petit peu. Mais c’est pareil, niveau ventes, ça marche pas trop c’est pour ça qu’on avait fait des concours pour halloween et pour noël. Pour justement faire monter notre communauté Facebook, l’entretenir etc donc on doit avoir quelque chose comme 11 000 fans. Mais on a beau l’entretenir avec des produits d’un côté, des images rigolotes de l’autre, en essayant de parler un petit peu de tout et de rien. Déjà gérer c’est du temps en plus donc il y a des fois où c’est géré très bien on va dire pendant un mois ou deux et puis après c’est laissé un peu de côté pendant six mois donc c’est évident que ce n’est pas la meilleure manière de le gérer mais bon voilà encore une fois ce n’est pas ça qui rapporte grand chose en termes de, que ce soit de la fidélité ou en chiffre d’affaires direct. On n’y trouve pas spécialement notre compte.

O.C : Ben 11 000 fans, c’est pas mal parce que tout le monde n’arrive pas à avoir une communauté de cette taille maintenant c’est clair que sur Facebook, un vrai problème c’est de réussir à faire sortir les gens de Facebook. Ils y sont, ils vont sur Facebook parce qu’ils veulent en gros leur heure ou heure et demie de Facebook et l’idée c’est pas forcément d’aller voir ailleurs donc c’est bien parce que si tu veux faire du branding, si tu veux qu’ils se rappellent un peu de toi de temps en temps etc, pour le jour où ils veulent acheter un truc, se dire tiens oui c’est vrai il y a déguiz fêtes, je suis abonné à leur page et puis voilà. Mais c’est vrai que les promotions, ça dépend comment tu les fais etc, et puis de ta communauté mais c’est vrai que les promotions tu n’arrives pas forcément à attirer énormément de monde depuis Facebook vers ton site pour qu’ils achètent en fait. C’est un peu problématique. Maintenant ce que moi j’aime bien dans les réseaux sociaux, c’est que la plupart des réseaux sociaux, enfin moi j’ai automatisé pratiquement tout, ça ne me prend pratiquement pas de temps. Après moi je n’ai pas développé encore beaucoup ma communauté ni ma stratégie au niveau de ça mais je sais que quand je vais vraiment m’y mettre je vais automatiser un maximum pour essayer que ça me prenne le moins de temps possible donc après, si ça me prend pas de temps, que ce soit rentable ou pas, ce n’est pas dramatique quoi. Et c’est vrai que là dessus, il y a pas mal d’outils qui peuvent permettre d’automatiser les réseaux sociaux.

M.V : Après je pense que le, enfin la principale raison qui fait qu’on tient un peu à jour la boutique Facebook aujourd’hui, c’est quand même dans un souci de réassurance du client. Je sais que Facebook c’est un des moyens qui va pouvoir rassurer le client quand il vient sur déguiz fêtes, il connaît pas, il va regarder les avis qui peut y avoir sur la boutique donc on a un module d’avis donc visible sur toutes les pages du site donc ça donne tout de suite une crédibilité autre quand on voit une note alors je crois qu’on a 9,3/10 donc normalement ça plaît pas trop mal et puis les gens ont tapé déguiz fêtes sur Google ou avis déguiz fêtes. Il y a la page Facebook qui ressort donc ils vont se connecter pour voir un petit peu si c’est mis à jour. C’est vrai que s’il n’y a rien de mis à jour depuis un an, ils vont se dire « bon la boutique est à l’abandon, est-ce que c’est bien que je commande là ? Est-ce que je vais être livré ? Comment ça va se passer ? ».

Olivier Clémence : Oui, puis 11 000 fans c’est rassurant aussi plus que 50 fans.

Matthieu Verne : Oui, c’est sur. Donc je pense que ça donne une certaine légitimité à l’entreprise quand on sait que les gens comparent déjà, les gens ont peur d’acheter sur internet sur une boutique qui connaissent pas donc c’est un moyen de plus de rassurer à mon avis.

O.C : Donc du coup, tu me disais c’est le référencement et la publicité AdWords enfin du moins Google Shopping qui t’apporte le plus de trafic, qu’est-ce que tu fais concrètement en terme de référencement pour que ton site apparaisse bien dans Google ?

M.V : Ah tu veux des techniques ?

O.C : Des choses que tu as pu employer et qui ont été efficaces sur ta boutique ?

M.V : On va dire que c’est du classique. Il y a trois éléments. Déjà si je vais te dire ce que je dis à un prospect qui veut savoir comment faire le référencement de son site finalement, c’est déjà de se dire sur quels mots-clés on veut être positionné. Donc quels sont les mots-clés qui vont apporter du trafic ? Quelle est la concurrence aujourd’hui sur les mots-clés ? Et quelle est mon offre face à ces mots-clés. Forcément sur, je ne sais pas, « déguisement Hawaï », je n’ai pas le nombre de volume de recherches en tête mais même si c’est recherché 5000 fois par mois, j’ai trois déguisements sur le thème Hawaï, je ne vais pas forcément mettre ça en avant. Que le disco, j’en ai 80 ou halloween j’en ai 400 donc forcément il faut que j’ai une offre sur laquelle je sois bon, aussi bien en termes de nombre de produits pour que les internautes aient un choix large que sur les prix que je propose sur ces produits là. Un déguisement à 40€, comment je suis positionné par rapport à la concurrence ? Un accessoire, je ne sais pas une bougie d’anniversaire à 99 cts, comment je suis positionné face à la concurrence ? Quel va être mon panier moyen de quelqu’un qui cherche telle typologie de produits etc ? Donc ça c’est toutes des questions stratégiques qu’il faut se poser donc quand on pilote soi-même son entreprise, c’est plus facile parce qu’on a l’expérience, on a les clients au téléphone, on sait un peu dans quelle dynamique ils sont quand ils recherchent tels produits, ça aide. Avec un client c’est plus compliqué parce qu’il faut arriver à lui faire ressortir ces éléments là qu’il ne connaît pas toujours, il ne sait pas forcément étudier ces données Analytics donc il faut arriver à récupérer le maximum d’informations pour partir sur une bonne stratégie. Parce qu’après on se dit « ben ok, déguisements disco c’est intéressant », avant d’être en première page, d’avoir du trafic, il va se passer quelques mois donc il ne faut pas bosser quelques mois pour quelque chose qui va rapporter un trafic qui fait un chiffre d’affaires égal à zéro. Donc il y a déjà cette grosse information qu’il faut avoir. Après bon il faut avoir un site optimisé donc ça tout le b.a.-ba du référencement on va dire, vous prenez un bouquin d’Olivier Andrieu ou n’importe quel livre du référencement on va dire, vous aurez les principes phares avec les titles, les balises <h1>, le contenu etc, donc là je ne vais pas forcément rentrer dans le détail là dessus, on pourrait en faire 15 vidéos. Alors si, il y a quand même l’aspect contenu qui est extrêmement important dans le e-commerce et qui a été un vrai problème pour moi. Je disais toute à l’heure 25 000 références.

O.C : C’est ce que j’allais te demander oui.

M.V : Donc les références pour un déguisement, s’il est en taille S, M, L, XL, ça me fait quatre références. Ça me fait qu’un produit, ça me fait qu’une fiche produit donc en termes de fiches produits, je dois en avoir 13 000 je crois. Mais enfin bon, faire de la rédaction sur 13 000 fiches produits donc soit tu le fais tout seul mais tu y passes trois ans, soit tu fais appel à quelqu’un mais ça coûte très cher. Donc au départ, j’avais pas autant de références, j’en avais 8 000 donc je suis passé par une agence de rédaction qui m’a rédigé mes fiches produits et puis arrivé à un moment où hop le fournisseur rajoute pleins de produits, tu rajoutes d’un coup 10 000 références à ton catalogue. Sauf que niveau trésorerie, tu es quand même dans une phase de croissance dans l’entreprise, ça fait 6 mois que tu es lancé, tu n’as pas forcément prévu de rajouter 10 000 produits à ton catalogue quand tu as fait ton business plan à la base. Donc là tu te dis « ben mince, je n’ai pas de quoi faire les contenus ». Du coup tu rajoutes quand même les produits et donc moi c’est ce que j’ai fait sauf que ben là Google m’a pris un peu en grippe parce que rajouter 10 000 produits, sans contenus, ça lui a pas trop plu.

Olivier Clémence : Oui tu es passé d’une page avec du contenu avec 18 000 dont 10 000 qui n’en avaient pas quoi.

Matthieu Verne : Voilà, c’est à peu près ça. Donc à partir de ce moment là, niveau référence naturelle

Ou ??? référencement naturel ????

j’ai commencé à stagner donc il a fallu mettre des moyens en œuvre pour pouvoir rédiger justement les contenus des pages manquantes. Donc en attendant, j’ai passé pas mal de produits, alors pas ceux-là, ceux-là je les ai rédigé au final mais après en fait dès que je rajoute des nouveaux produits, si je ne peux pas faire la rédaction dans la foulée, je les mets sur le site mais je les mets en no-index, ça m’évite que Google les interprète donc j’ai pas de soucis de pages avec du contenu trop pauvre et pour autant, j’ai mon offre pour les internautes qui sont déjà sur le site. Mon offre est présentée dans Google Shopping donc je peux quand même vendre mes produits en attendant de pouvoir rédiger les descriptions pour pouvoir acquérir aussi du trafic naturel sur de la longue traîne sur ces produits là. Donc là c’est le moyen qu’on met en œuvre aujourd’hui et puis on rédige au fur et à mesure.

O.C : Ça te permet de rédiger les produits qui commencent déjà à se vendre d’eux-mêmes et de te focaliser sur les plus intéressants.

M.V : Voilà, prioriser. Enfin les déguisements je les priorise par rapport aux accessoires, par rapport à une question de panier moyen tout simplement. C’est sûr que c’est plus rentable de faire la rédaction d’un produit à 50€ que de la rédaction de 50 produits à 50 cts chacun. Même si ces produits peuvent être vendus par plusieurs. On prend l’exemple de chapeaux, les bonnets de noël ils ont beau coûter 59 cts, quand tu en vends 20 000 ou 30 000, c’est tout de suite intéressant. Mais bon voilà donc ça permet de prioriser les actions sur la rédaction qui est un réel problème entre la rédaction des fiches produits, la rédaction des catégories, c’est vrai qu’il faut prévoir ça, c’est quelque chose qu’il faut prévoir dans son plan financier en fait.

O.C : Et du coup, voilà rédiger un article sûr, alors déjà c’est pas forcément évident, il y a plein d’e-commerçants qui justement, c’est assez dramatique quand on voit les fiches produits de pas mal de e-commerces et que les e-commerçants viennent nous voir en disant « j’arrive pas à être référencé », il n’y a pas pratiquement pas de textes dans les fiches produits donc ça paraît logique, maintenant c’est vrai qu’on leur dit, ils ont une chemise, voilà si on prend du déguisement, tu as un déguisement de sorcière et un autre déguisement sorcière, encore un autre déguisement de sorcière, tu arrives à faire des textes différents à chaque fois et intéressants pour le lecteur ?

M.V : Ben nous on a essayé de vraiment décortiquer au maximum les déguisements par exemple en allant au détail pour décrire vraiment le déguisement. C’est à dire, plutôt de dire « c’est un déguisement de sorcière ça sera parfait pour vous pour halloween, vous ferez peur à tout le monde machin », truc standard. On peut mettre une phrase comme ça ou un truc rigolo, une phrase d’accroche rigolote mais après on va détailler le déguisement. C’est à dire, on va dire « oui ce beau déguisement violet avec un liseré doré sur les manches et une jupe à froufrou » par exemple. On va vraiment détailler les éléments pour donner le plus d’informations possibles à l’internaute et ça fait forcément des descriptions uniques parce que tous les déguisements de sorcières vont pas avoir la même couleur, les mêmes liserés, les mêmes jupes, les mêmes éléments donc on va vraiment chercher les détails là où ils sont, pour en parler. En tout cas, sur les déguisements. Ça, ce n’est pas possible sur les accessoires, et ça fait qu’on a des fiches produits qui ne font pas forcément la même taille quand on parle d’un bonnet de noël ou d’un déguisement complet.

O.C : Oui, voilà sur les accessoires du coup, tu fais du texte mais tu n’arrives pas forcément à faire une longue description.

M.V : Oui, voilà, ça va dépendre des éléments. C’est vrai que les bonnets de noël encore il y en a qui sont à paillettes, il y en a qui ont la partie blanche qui est dans une matière différente, en peluche, en satin, voilà on essaye quand même de mettre en avant la différenciation, la taille, le tour de tête. On trouve toujours des éléments finalement mais on en trouvera quand même plus pour les déguisements que pour les accessoires en règle générale. Donc on aura des fiches produits plus longues. Après dans une bonne fiche produit, il faut qu’il y ait, un descriptif technique on va dire du produit, il faut qu’il y ait une phrase d’accroche, nous on est dans un milieu dit rigolo, donc on essaye de faire des tournures de phrases rigolotes des fois. Voilà, il faut rigoler un peu aussi. Et puis un côté marketing « ajouter au panier maintenant », quelque chose qui joue sur l’émotionnel quand c’est sur les déguisements d’enfants par exemple, sur des choses qui sont à la mode. Je ne sais pas les Chica Vampiro par exemple, les filles elles raffolent de ça. Donc on va essayer de jouer un petit peu avec les parents qui vont commander en disant « votre enfant, imaginez son sourire quand elle va enfiler le déguisement de Chica Vampiro » et en plus c’est vrai. Je sais qu’on donne des déguisements à des blogueurs, ils nous disent « waouh merci quand les enfants les ont mis, ils étaient ravis, c’était un super bon moment de famille ». Voilà les éléments comme ça donc on essaye d’y jouer aussi pour donner le déclic un petit peu au consommateur pour acheter, pour cliquer sur « ajouter au panier » déjà.

O.C : D’accord. Et d’après toi donc du coup, tu disais les fiches produits où tu n’as pas suffisamment de texte etc, tu les mets en no-index pour que Google ne les prennent pas en compte. C’est quoi d’après toi une fiche produit qui n’a pas assez de texte ? A partir de combien de mots tu dis « voilà cette fiche produit c’est bon je peux quand même la mettre visible » et sinon je la cache à Google ?

M.V : Ben en fait c’est est-ce qu’il y a du contenu ou pas tout simplement. S’il n’y a pas de contenu, c’est qu’il y a zéro mot. Il y a le titre, les différentes tailles par exemple, le strict minimum, les informations nécessaires, c’est à dire je ne sais pas, si  je vends un sabre laser, marquer s’il y a les piles ou pas qui sont incluses. Donc il y a vraiment les informations de base qui permettent à l’internaute d’acheter ou pas mais il n’y a pas du tout de descriptions. Donc là c’est en no-index, voilà ce n’est pas contenu : no-index. Contenu, s’il y en a c’est forcément du contenu unique donc là, je le rebascule en indexation.

Olivier Clémence : D’accord, ok. Et du coup, donc là, tout ça c’est optimisation etc et après tu as forcément l’acquisition de liens pour la popularité de ta boutique. Tu as une technique particulière ?

Matthieu Verne : Alors là, j’essaye d’être le plus, enfin de jouer un peu sur tous les tableaux parce que c’est ça qui fonctionne, faut pas se contenter d’une technique. Il faut avoir vraiment différentes sources de liens pour pouvoir fonctionner donc c’est vrai que ça c’est le gros morceau ensuite. Donc c’est des partenariats avec des blogueurs à qui on envoie des produits, même si ça se fait pas les articles sponsorisés tout ça, il ne faut pas en faire mais bon ça marche.

O.C : Oui, ça marche très bien.

M.V : Donc on fait de ça, là on profite des occasions. Là pour halloween on a eu quelques articles de publiés ces derniers jours là. On peut faire du guess blogging etc. Là j’espère avoir un back link en faisant cette interview par exemple, c’est la seule raison pour laquelle je fais cette interview.

O.C : Tu devrais en avoir, ça devrait aller.

M.V : Oui, chouette. Non mais voilà, tout ce qui te permet d’avoir un lien, il faut en profiter. Après bien sûr, ben non ce n’est pas uniquement pour ça que tu fais les choses mais faut toujours essayer de caler le lien que tu peux avoir à gauche, à droite, bien faire attention qu’il soit en dofollow notamment avec les blogueurs. Après c’est toutes les techniques où tu vas chercher du lien, tu vas créer des blogs sur des noms de domaines expirés ou pas, tu vas créer des sites, pourquoi pas d’autres sites de vente sur une catégorie très précise. Nous on a un site de déguisements pirate par exemple aussi. Donc voilà, faut essayer de multiplier les…

O.C : Du coup, ce site là évidemment tu as du re-rédiger des fiches produits pour pas avoir de duplicate content ?

M.V : Oui, voilà mais bon c’est forcément plus facile parce que là on doit être à 300 fiches produits donc niveau faisabilité c’est pas du tout la même chose. C’est beaucoup plus facile. Donc voilà, pas mal d’acquisition de trafic, de partenariats avec des sites, vu que je bosse dans le référencement déjà, j’ai des partenariats avec pas mal d’agences web, de e-commerçants donc je glisse mon lien où je peux, où c’est utile.

O.C : D’accord, ok. Et c’est quelque chose que tu fais, peut être pas au quotidien mais de manière régulière ? Tu essayes d’acquérir tout le temps des liens quoi ?

M.V : C’est quelque chose que je ne faisais pas trop au début parce que justement de lancer mon site e-commerce, je me focalisais vraiment sur toutes les autres problématiques du e-commerce et pas spécialement sur le référencement, j’en faisais déjà assez pour mes clients. Donc j’en ai pas trop fait les 2-3 premières années et là je dirais que ça fait vraiment un an, un an et demi que je fais ça plus sérieusement et c’est sûr il n’y a pas de secrets, ça porte ses fruits. En créant plus de liens et des bons liens, en cherchant vraiment les bons liens, thématiques, avec du trust flow etc, ça fonctionne.

Olivier Clémence : Ok, ok. Alors qu’est-ce qui actuellement te pose, enfin t’a posé ou te pose encore des problèmes actuellement avec ton e-commerce ?

Matthieu Verne : Alors ce qui m’a posé problème, il y a cette question de contenu, qui a été un gros problème et qui continue de l’être dans le sens où Google m’a répertorié à ce moment-là, mis une espèce de filtre, même s’il n’y a pas eu de pénalités à proprement parler mais il y a quand même, cet espèce de filtre qui survole le site et ça c’est quelque chose dont on ne sort pas très bien. Autant on peut avoir des bonnes positions sur des mots-clés, par exemple, je sais « bonnet de noël » on est premier, « déguisement père noël » on est 3ème ou 4ème. Autant il y en a où on a plus de mal à passer des barrières « déguisement femme » par exemple qui est un gros mot-clé, on est positionné en milieu, fin de 2ème page et on a du mal à passer cette barrière de la première page sur des mots-clés sur lesquels on aurait une légitimité, aussi bien par l’offre que par le netlinking. Voilà par rapport aux concurrents, on a des choses où sur le papier on va être mieux, dans les faits c’était pas le cas. Donc bon ça c’est en continuant qu’on va arriver, j’espère, à passer des caps. Donc il y a cette problématique là. Après il y a la problématique de la gestion pure du e-commerce, même si on ne gère pas le stock, jusqu’à fin septembre on gérait la ligne téléphonique. Le problème c’est qu’à des périodes comme noël, on est débordé et en ayant une activité de référencement à côté, en ayant besoin de se concentrer des fois, ça me coupait dans mes tâches beaucoup trop. Pour faire un audit, ça devenait galère de se concentrer pendant 3-4 heures sur une tâche, ce n’était pas possible. Et c’est vrai qu’en étant dérangé au téléphone même pour une question très simple, qui va te prendre 30 secondes, ça te coupe, tu ne sais plus où tu en étais, tu te remets dans la tâche mais tu oublies quelque chose, tu t’en rends compte une demi-heure après et ça c’était plus possible. Donc là depuis le 1er octobre, pour gérer vraiment la montée en puissance d’halloween et de noël, et puis après pour rester sur cette organisation, on sous-traite l’aspect téléphonique. Donc on a une plate-forme de télé-opératrices qui répondent pour nous et du coup on gère ce qu’il y a à gérer par mails derrière donc ça, ça permet, on peut l’organiser différemment. Le mail tu le traites quand tu veux que le téléphone quand il sonne faut répondre.

O.C : Oui, c’est le problème des interruptions et le téléphone c’est le roi de l’interruption, c’est insupportable. Moi de la même façon il est en silence parce qu’on ne peut pas faire ce qu’on est en train de faire là si le téléphone va sonner. Et c’est vrai que, ben comme tu l’expliques, pour la concentration c’est un vrai calvaire. Sur une heure de travail si tu es dérangé trois fois, tu vas réellement travailler 25 minutes quoi donc c’est vrai que le téléphone c’est problématique et oui en effet sur les périodes comme tu le dis, vu ton activité, ça doit pas arrêter.

M.V : Oui, c’est sûr.

O.C : Oui, donc justement voilà tu viens de répondre en partie à la question suivante, c’était de savoir ce que tu sous-traitais un petit peu dans ton activité. Donc déjà tu as tout ce qui est, grâce au drop-shipping, tu as tout ce qui est expédition, tu as la partie téléphonique que maintenant tu sous-traites. Est-ce qu’il y a d’autres éléments que tu sous-traites ? La rédaction de textes, tu m’as dit que tu sous-traitais aussi de temps en temps.

M.V : Oui voilà, on sous-traite alors la rédaction, le téléphone, toute la logistique déjà, donc c’est des grands éléments. Après la gestion du catalogue aussi, enfin l’ajout de fiches produits, ça on le sous-traite aussi donc là pas à des agences spécialisées ou autre, j’ai eu la poc stagiaire39’51 même si ça s’est très bien passé avec certains stagiaires, plus mal avec d’autres. Donc j’ai un peu du mal, c’était sur des périodes longues donc j’ai un peu du mal à reprendre des stagiaires sur 10 mois par exemple parce que si ça se passe mal ben tu gardes le boulet pendant un moment on va dire. Donc là c’est plus sur des opérations où on va embaucher sur des périodes ponctuelles des gens qui vont nous aider à travailler, un mois sur l’ajout de fiches produits par exemple. Voilà, il y a ça, après qu’est-ce qui est sous-traité ? Non, non c’est tout. Après tout le reste, tout ce qui est du coup développement web, tout ça on le fait en interne donc derrière on fait tout nous-mêmes. Si il y a l’hébergement, forcément on le fait pas on a un prestataire dédié pour aller plus loin quoi. Mais voilà.

Olivier Clémence : Ben ça fait déjà pas mal de choses de déléguées déjà, ça vous permet de vous concentrer sur ce que vous savez mieux faire et c’est ce qui est important.

Matthieu Verne : C’est vrai que la prochaine étape, enfin la prochaine chose à sous-traiter c’est le traitement des e-mails. Là on a sous-traité le téléphone, la prochaine étape ça serait le traitement des e-mails mais bon là ça regroupe tellement de choses que c’est aussi bien la communication avec le fournisseur qu’avec des clients, que pour l’instant c’est gérable en interne, on le garde comme ça et puis on verra peut être dans un second temps ça.

O.C : Oui après faut mettre en place des procédures, comment traiter tel type de questions etc, et après éventuellement le sous-traiter en effet, mais ça demande du temps de préparation avant je pense pour bien sous-traiter la chose. Ben du coup, comment tu prévois le futur de déguiz fêtes ? Est-ce que tu as des choses de prévu ? Est-ce que tu as des objectifs particuliers ?

M.V : Alors j’ai prévu qu’il va y avoir un boum du chiffre d’affaire, à peu près x100 à partir de demain.

O.C : D’accord, normal tu viens de faire une interview ici donc à priori j’espère que tu es prêt parce que les commandes vont tomber.

M.V : Exactement. Non comment je vois le futur ? On est quand même sur une pente ascendante donc j’espère que ça va continuer comme ça. Il y a, pour l’instant tous les signes sont plutôt positifs. On se concentre aussi sur des choses qu’on faisait pas spécialement avant, c’est à dire au niveau des achats, des négociations avec le fournisseur, avoir une proximité commerciale un peu plus forte avec le fournisseur pour pouvoir faire des opérations chocs sur certains produits par exemple. On le voit dès qu’on fait du volume, on n’est pas reçu de la même façon. On peut négocier des choses différentes. Je vous donne l’exemple des bonnets de noël par exemple. En étant premier sur « bonnet de noël » et en ayant bien développé notre marketing dessus, on arrive à avoir un volume de ventes assez intéressant et à faire des choses intéressantes derrière. Donc l’idée ce serait de développer ça sur d’autres produits, soit des produits en particulier, soit des gammes de produits. Donc voilà de développer vraiment des éléments de la boutique, des offres en particulier. Peut être pas simplement sur du déguisement mais aussi sur, voilà le bonnet de noël, c’est un produit type, on va avoir, je ne sais pas les pinatas42’60 par exemple, voilà des niches dans le sein du déguisement en fait ou de l’article de fête en tout cas. Donc voilà, la volonté ça va être de développer ça, tout en continuant d’être de plus en plus présent sur tout ce qui est déguisement femmes, le générique on va dire, qui ramène quand même pas mal de visites. Même si c’est un peu moins ciblé. Donc il y a ça, il y a les achats et puis voilà, être de plus en plus organisé, automatisé, comme tu le disais toute à l’heure, ça c’est important. Bon on l’est déjà sur des choses comme la relance panier etc mais voilà mettre des process en place pour être le plus efficace possible en termes de conversion sur le site. C’est vraiment progresser là dessus.

O.C : Ok, donc optimisation et éventuellement mettre en place des stratégies pour vendre plus, pouvoir négocier avec ton fournisseur et augmenter tes marges derrière. Ok, d’accord. Et ben on arrive à ma dernière question, celle que je pose un petit peu à chaque fois, à chaque interview, qu’est-ce que tu pourrais donner comme conseils à un e-commerçant qui voudrait se lancer et qui, peut être par rapport à ton expérience de référenceur et de e-commerçant, qu’est-ce que tu pourrais conseiller ?

M.V : Et ben je conseillerais de bien réfléchir avant de se lancer déjà et pour qu’un projet marche, il faut qu’il soit bien réfléchi et ça suffit pas déjà. Mais moi je vois, même en ayant, avant de me lancer, j’avais déjà travaillé sur pas mal de e-commerces, j’avais l’expérience en marketing, enfin les études en tout cas, qui m’ont permis de faire une étude de faisabilité, j’ai récolté des chiffres etc et je me suis rendu compte que la réalité, on zappe plein de trucs. Même en étant dans le milieu, il y a des milliers de choses auxquelles j’aurai dû penser et auxquelles je n’ai pas pensé avant de me lancer. Et ça, on s’en rend compte voilà comme les fiches produits ou même comme la pub AdWords, j’avais complètement sous estimé le coût qu’il allait falloir passer dans de l’AdWords. Voilà, des choses comme ça. Et puis le temps de gestion au quotidien. On se dit « voilà un e-commerce, c’est bon tout est en ligne ». On se rend pas compte du temps qu’il faut passer, même un client a un problème avec sa commande parce que le transporteur il n’est pas passé, TNT, le livreur était à la bourre sur sa tournée, il a marqué que le client n’était pas là et il n’a pas livré le colis. Sauf que mon client en avait besoin pour aujourd’hui, c’est une commande à 600€, faut trouver une solution. Ben là tu passes une heure entre, si c’est le fournisseur, tu as envie aussi que ça aille un peu plus vite donc tu le fais aussi toi-même, tu essayes d’appeler le transporteur etc. Donc tu as des centaines de cas que tu n’as pas prévus, qui vont te prendre du temps, de l’énergie ou même de l’argent et ça tu n’auras pas anticipé. Et puis tout ne se passe pas bien, dans le meilleur des mondes donc tu as forcément des problématiques qui vont se poser avec les concurrents avec tout un tas de choses et il faut que ton entreprise puisse perdurer même si ça se passe mal. Demain tu es pénalisé par Google, est-ce que ton entreprise elle ferme ou est-ce que tu as des moyens de t’en sortir ? Voilà, il faut arriver à gérer tout ça. Et le e-commerce aujourd’hui, c’est beaucoup, beaucoup plus compliqué que quand je me suis lancé en 2012 et déjà en 2012 c’était beaucoup plus compliqué que 4-5 ans auparavant. En 2008-2009, c’était facile, j’ai envie de dire, on le voit toujours après. Mais c’était beaucoup, beaucoup plus facile de se positionner, notamment en référencement naturel. Donc là, je dirais vraiment faut baigner dans le e-commerce avant de se lancer pour savoir un peu où on se lance. Hier au téléphone j’ai eu un prospect qui voulait se lancer dans du e-commerce. Il a acheté un module, je sais même pas ce que c’est comme boite mais en drop-shipping et il a un catalogue où il a « beauté », il a 50 produits, « cigarette électronique » il en a 12, « télésurveillance » il en a, donc en fait il a une dizaine de gammes ultra concurrentielles, toutes sur un même catalogue, des contenus dupliqués, des fiches produits qui sont dupliquées du coup c’est les mêmes produits sur tous les sites qui se sont lancés pareil et il veut une stratégie de référencement. Donc moi je lui ai dit clairement c’est juste impossible que quelque chose comme ça fonctionne aujourd’hui. Et du coup je pense qu’il y a beaucoup de gens qui se lancent quand même en disant voilà « l’eldorado du web » comme on en parlait il y a encore 10 ans, il y a 5 ans, il y en a qui y croit encore donc faut voilà, faut revenir un peu sur Terre, faut comprendre que le e-commerce, ça reste ni plus ni moins qu’une entreprise à la base et il faut savoir de quoi il en retourne. Donc avant de se lancer pourquoi faire un test, déjà de son produit, de son offre, créer un site même si on n’a pas les moyens de développer un site pour tester, on créé un WordPress avec un module e-commerce pour pouvoir tester. On met un peu d’AdWords dessus pour avoir des retours clients, quelques coups de fils pour ressentir un peu quelle est la demande du client. Voilà sur internet on est un peu trop fixé sur les chiffres, c’est recherché X fois par mois donc en étant premier j’aurais un tiers des recherches donc ça va me faire tant de ventes, ça parait tellement facile, voilà faut tester un petit peu plus, de rencontrer le client, de tester son offre en réel pour voir vraiment ce que ça peut donner à mon avis. Voilà le conseil que j’aurais, bien gérer l’aspect financier de base, avec tout ce qu’il en retourne et tester son produit, si on peut.

Olivier Clémence : Oui, c’est un peu ce que je conseille aussi, c’est que bon, faut déjà pas y aller les mains dans les poches, ça se prépare quand même, on se renseigne, on essaye de voir en quoi le produit a un réel intérêt parce qu’essayer de vendre un produit, on peut avoir tout le trafic qu’on veut, si le produit n’a aucun intérêt on le vendra pas et après moi j’essaye, voilà autant bien se préparer mais faut pas non plus essayer d’atteindre la perfection, il y a un moment il faut s’y mettre avec éventuellement des petits budgets, si on est tout seul et qu’on a pas forcément un gros budget on peut se lancer, comme tu dis, avec WordPress ou Prestashop, peu importe tu peux lancer un site e-commerce ça peut même ne rien te coûter et tu essayes en fait. Voilà, tu essayes juste de vendre ton produit à ne serait-ce que 30-40 personnes pour voir déjà comment ils réagissent et ce que ça donne et après en effet tu fais évoluer au fur et à mesure ou tu investis un budget pour vraiment démarrer mais voilà tester son offre pour moi c’est la priorité parce que tu peux mettre tout le budget que tu veux, si ton offre ne tient pas la route, elle ne tiendra pas la route avec plein d’argent derrière. Ok, ben écoutes, je te remercie, tu peux nous redonner l’adresse de son site déguiz fêtes ?

Matthieu Verne : Oui, donc c’est deguiz-fetes.fr. Donc c’est « d e g u i z – f e t e s .  f r ».

O.C : Ok ça marche.

M.V : Sinon vous tapez déguiz fetes .fr même si vous l’écrivez mal normalement on ressort premier.

O.C : D’accord, ça marche, j’espère.

M.V : Quoiqu’il y a beaucoup de concurrents qui s’appellent déguizz avec deux z ou déguiz et moi donc finalement si on orthographie mal, on risque de tomber chez un concurrent assez facilement dans ce domaine. On a tous des noms où c’est déguisement et fêtes, déguise toi, déguiz fêtes, les gens s’y perdent un peu c’est pour ça que la fidélité c’est difficile.

O.C : D’accord, ok. C’est dommage.

M.V : Donc le mieux c’est de cliquer sur le lien que tu mettras.

O.C : Il n’y a pas de souci, ça marche. Ben écoute je te remercie.

M.V : Ben merci à toi.

Olivier Clémence : Ben de rien et à bientôt.

Matthieu Verne : Oui, à bientôt. Salut.

O.C : Ciao.

 

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