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Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études

Voici mon avis sur le livre d’Olivier Roland: « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » ainsi qu’un Interview d’Olivier qui nous explique pourquoi il a écrit ce livre.

Ma critique du livre

L’interview d’Olivier Roland

 

Voici la transcription de ma critique du livre.

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Bonjour, ici Olivier Clémence du blog reussir-mon-ecommerce.fr et aujourd’hui j’aimerai vous parler d’un livre qui s’appelle « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » d’Olivier Roland.

C’est un livre que j’ai acheté évidemment dès sa sortie parce que je suis beaucoup ce que fait Olivier Roland et je suis même inscrit à une de ses formations et je voulais savoir un petit peu de quoi il allait parler dans son livre. 

Du coup, je l’ai lu, je l’ai lu assez rapidement une fois que je l’ai reçu parce que je l’ai reçu avec du retard malheureusement. Du coup, qu’est-ce que vous allez trouver dans ce livre ?

En fait déjà vous allez pouvoir découvrir un peu qui est Olivier Roland, si vous ne le suivez pas, vous allez en apprendre beaucoup et même si vous le suivez, moi je le suis quand même beaucoup, je regarde toutes ces vidéos, on apprend encore pas mal de choses sur lui dans le bouquin, donc c’est déjà super intéressant à ce niveau là. 

Ensuite, faut savoir que c’est un livre interactif, ça va plus loin qu’un simple bouquin classique parce que dedans Olivier nous donne à chaque fois des actions à faire, il y a des moments il va vous dire « voilà, arrêtez de lire et faites ce qu’il vient de dire et revenez lire le livre après ». Donc c’est quelque chose qu’il fait assez souvent dans son bouquin et en plus à chaque fin de chapitre, vous allez avoir un lien pour avoir des actions supplémentaires à faire. Il va vous envoyer des e-mails avec des actions à faire. Alors cette partie là n’est pas encore faite, c’est à dire que vous pouvez déjà aller voir les liens et laisser votre adresse e-mail mais la plupart des actions ne sont pas encore prêtes, ça va être mis en place très bientôt.

Alors Olivier commence déjà son livre par un concept qu’il apprécie fortement c’est le principe du bon septique. Ça veut simplement dire que si vous êtes septique sur une idée, une idée qu’il y a dans son livre ou en général dans la vie, vous avez le droit d’être septique et c’est tout à fait normal et c’est légitime par contre vous ne pouvez pas dire que c’est une mauvaise idée si vous ne l’avez pas testée. Donc vous devez tester avant de dire que ça ne fonctionne pas ou que c’est une mauvaise idée. Et donc il insiste bien sur ce point là, parce que si vous lisez le livre en étant septique donc le mauvais septique, c’est à dire celui qui va dire « ok ça, ça ne fonctionne pas, ce n’est pas la peine, je ne vais même pas essayer », ça sert à rien de lire le livre, vu le nombre d’actions qu’il y a dedans en fait. Je ne sais pas si vous avez vu, quand j’ai montré le bouquin, là vous avez des post-it, il doit y en avoir une trentaine je crois, c’est des actions que je veux appliquer tout simplement. Et il n’y a pas que trente actions, c’est des actions que moi je considère que je vais pouvoir appliquer simplement et assez rapidement, maintenant des actions, il y en a trois par pages, le livre fait 500 pages, je vous laisse imaginer combien de temps ça va vous prendre de toutes les mettre en place. Moi l’idée c’est de tester les idées que j’ai mis en avant avec des post-it et après je vais relire le livre et revenir dessus et tester de nouvelles idées et ainsi de suite.

Comment se décompose le livre ? Il se décompose en trois parties. La première partie, c’est une critique du système scolaire. La deuxième partie c’est comment hacker son éducation, c’est à dire comment justement comment faire en sorte d’être plus cultivé, de connaître plus de choses, bien que le système scolaire ne soit pas vraiment adapté et la troisième partie c’est comment créer son entreprise et une entreprise intelligente qui travaille pour vous.

Alors dans la première partie, c’est une partie assez intéressante parce qu’elle met en avant quand même vraiment les difficultés et les défauts du système scolaire actuel. Maintenant les solutions ne sont pas évidentes, notamment quand on a des enfants en bas âge etc, c’est difficile de trouver une autre solution que le système scolaire actuel même s’il y en a mais ce n’est pas toujours simple et abordable pour tout le monde. C’est très intéressant parce que ça met quand même en avant des points problématiques qu’il faut essayer de résoudre par vous-même en fait. Moi par exemple, l’anglais c’est vraiment quelque chose qui est très important et qui est vraiment très mal traité dans le système scolaire actuel du coup, j’ai mis en place quelques petites choses pour aider mes enfants à s’améliorer en anglais. Voilà, c’est un moyen, cette première partie de vous montrer qu’est-ce qui pose problème actuellement et à vous après de trouver des solutions, même s’il y a quand même des solutions qui sont données par Olivier, elles sont quand même assez difficiles à appliquer dans certains cas, notamment je pense pour les plus jeunes. 

Dans la deuxième partie, Olivier nous explique en fait, comment justement par nous-mêmes réussir à apprendre de nouvelles choses, à s’améliorer et à continuer son apprentissage pour aller plus loin que ce que nous propose l’école traditionnelle. Déjà il met en avant le fait que la grande majorité des gens, quand ils sont jeunes ils apprennent par eux-mêmes via leurs parents etc, quand ils ont 2-3 ans, après ils vont à l’école, après ils ont un diplôme et après ils arrêtent définitivement d’apprendre des choses. Ça veut dire que pendant en gros, on va dire 24 ans vous apprenez de nouvelles choses mais après pendant les 60 années qu’il y a derrière vous apprenez plus rien. Vous apprenez juste par votre expérience mais comme vous n’avez pas exploré de nouveaux horizons, vous apprenez très peu donc quand vous êtes dans votre métier, vous allez avoir une courbe d’apprentissage qui va être importante pendant deux ans et après deux ans vous n’allez plus apprendre grand chose parce que vous faites toujours la même chose. Donc si vous restez comme ça, ça veut dire que pendant les 3/4 de votre vie, finalement vous n’allez rien apprendre de nouveau, vous allez juste régresser en fait. Donc c’est assez dramatique et c’est quelque chose qu’Olivier met en avant dans son livre et qui peut un petit peu faire tilter des gens en se disant « mince c’est vrai, j’ai 40 ans et ça fait 16 ans que j’apprends plus rien, j’ai eu mon diplôme et je me suis plus jamais replongé dans un bouquin pour apprendre quelque chose ».

Dans son livre, Olivier montre pleins de choses qu’on peut vraiment apprendre par soi-même. Par exemple, quelque chose que j’ai appris dans le livre d’Olivier, c’est qu’il est possible d’améliorer son QI. Pendant très longtemps, on a cru que le QI était une valeur qu’on ne peut pas modifier, on naît avec tel QI et on restera toute notre vie avec ce QI là. En fait il y a des études qui ont démontré que le QI pouvait être amélioré en faisant des exercices régulièrement etc. Et dans son livre Olivier explique quels outils on peut utiliser pour améliorer son QI. Et voilà, dans ce livre là en fait vous allez trouver à chaque fois, tout un tas de choses que vous pouvez faire pour améliorer votre apprentissage et à chaque fois Olivier va vous donner les outils pour l’utiliser. Donc c’est vraiment super sympa. Après voilà, c’est difficile de tout appliquer, il y a beaucoup de choses qui peuvent être faite mais au moins vous avez déjà les outils dans le livre, vous avez plus qu’à vous y mettre et à dégager du temps pour travailler ça. Un exemple qu’Olivier donne, par exemple, c’est l’apprentissage de l’anglais qui est quelque chose d’extrêmement important, il démontre en fait dans son livre que ce n’est pas si dur d’apprendre l’anglais. Il suffit de, 1 : d’avoir de la volonté, 2 : dégager du temps et 3 : d’utiliser les bons outils. Et en fait les outils c’est des outils qui ne coûtent pas cher, c’est très simple. Vous avez par exemple des applications. Il parle notamment Duolingo et Mosalingua qui sont deux très bonnes applications pour vous aider à apprendre l’anglais. Il explique que pour s’immerger dans l’anglais, ce qui est la meilleure méthode pour apprendre l’anglais, il y a tout un tas de solutions très faciles à mettre en place même si vous êtes en France. C’est vraiment une question de volonté et ça c’est démontré par A+B dans le bouquin et voilà. Si vous voulez apprendre l’anglais, il faut vraiment juste vous motiver à le faire. Il montre aussi la force de l’habitude. Quelque chose que moi j’applique actuellement c’est le seven minute work out. Donc en fait le principe c’est de faire du sport 7 minutes tous les matins et au final, si vous faites ça tous les jours sans interruptions vous aurez fait 42 heures de sport dans l’année, en faisant que 7 minutes par jour. Alors actuellement soit vous faites un sport régulièrement et c’est très bien mais si vous ne faites pas de sport régulièrement au final est-ce que vous allez faire 42 heures de sport dans l’année. 42 heures de sport c’est quand même beaucoup, ça peut quand même tout changer par rapport à votre santé et bien d’autres choses parce que le sport apporte plus que de la santé. Le fait de mettre de bonnes habitudes en place, de remplacer vos mauvaises habitudes par de bonnes habitudes, il y a une vraie puissance là dedans qui permet de vous améliorer au quotidien et dans 5 ans de devenir une personne bien meilleure qu’avant. 

Donc dans le livre, il y a toujours beaucoup d’études, tout ce que dit Olivier est expliqué et démontré par des études qui ont été faites. Par exemple sur le sommeil, il y a tout un passage sur le sommeil qui explique l’importance de bien dormir. Même si on est persuadé qu’on peut dormir que 6 heures et être après parfait pour travailler, complètement efficace, il a des études qui montrent qu’en fait 85% de la population a besoin de 8 heures de sommeil. A partir de 7,5 heures de sommeil, les performances chutent. Tout ça c’est démontré dans le livre d’Olivier par des expériences qui ont été réalisées et il donne évidemment toutes les sources pour aller vérifier tout ça.

Enfin la dernière partie c’est créer son entreprise. Il explique les différences entre créer son emploi et créer une entreprise qui travaille pour nous. Ce qui est assez fondamental. En gros si vous créez votre emploi, à un moment vous allez dégager un salaire et puis vous allez juste travailler 60-70 heures par semaine pour avoir ce salaire là. Si vous créez votre entreprise, à un moment vous n’allez plus être dépendant du temps que vous investissez dans votre entreprise pour gagner de l’argent. C’est évidemment un facteur très important et une philosophie à prendre en compte quand vous commencez votre entreprise ou même si vous avez déjà une entreprise, pour la transformer. Alors après il donne tout un tas d’astuces pour lancer son entreprise sans prendre de risques, parce qu’Olivier c’est quelqu’un qui ne prend pas forcément beaucoup de risques. Notamment l’idée c’est de tester son produit et faire un sondage. C’est quelque chose dont j’ai déjà parlé dans une vidéo qui s’appelle « six étapes pour lancer votre e-commerce facilement » où justement j’explique qu’il faut tester, faire un sondage etc pour ne pas se lancer dans l’e-commerce qui ne fonctionnera pas. Il explique aussi que c’est assez facile d’obtenir des subventions de l’état, que si vous êtes au chômage, c’est une aubaine pour lancer votre entreprise parce qu’il y a vraiment beaucoup d’aides etc. Et il explique même quels organismes vous pouvez aller voir donc c’est vraiment très intéressant. Et ensuite il explique comment vous allez optimiser et automatiser votre entreprise pour justement qu’elle travaille pour vous. Donc ça passe par l’externalisation. Donc il y a tout un chapitre sur l’externalisation, comment bien externaliser, comment faire des procédures etc ? Sur mesurer les résultats pour voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et éliminer le ce qui fonctionne pas. Se focaliser sur le 20-80 c’est à dire que 20% du travail rapporte 80% des résultats. Donc ça il explique bien le concept. Comment faire des tests A/B ? Alors de la même façon, j’ai fait une vidéo vous expliquant comment vous allez pouvoir faire des tests A/B sur votre site gratuitement. Donc n’hésitez pas à aller la voir non plus, je vais vous mettre le lien dans la vidéo.

Donc voilà, c’est vraiment un livre qui va vous apprendre à être, ce qu’Olivier appelle un rebelle intelligent, c’est à dire, une personne qui réfléchie en dehors des clous pour améliorer sa vie, qui pense que ce tout le monde pense n’est pas forcément la meilleure solution à mettre en place. Et il y a un exemple qu’il donne dans son livre, qui est vraiment frappant, c’est une machine qui s’appelle une noria. En fait c’est un système de roues, sur lequel vous avez des sots qui va récupérer de l’eau dans une rivière, donc la roue va tourner grâce au courant de la rivière et l’eau qui est récupérée dans chacun des sots est envoyée dans une gouttière en fait pour après être amenée dans les champs aux agriculteurs qui vont l’utiliser pour arroser leurs champs. Et en fait, jusqu’à ce que cette machine est été inventée, les gens devaient se trimbaler avec leurs sots, prendre l’eau de la rivière et faire ça toute la journée pour un rendement qui était 10 fois important que ce que la noria peut faire. Et en fait ce qu’il faut comprendre c’est que c’est comme ça pour tout. C’est à dire qu’avant que cette machine existe, les gens se tuaient à la tache pour quelque chose qui n’était absolument pas rentable et c’est ce qu’on fait dans nos entreprises quand on est employé etc. Il suffit de penser différemment comme la personne qui s’est dit « j’en ai marre d’aller chercher mes sots, de prendre mes sots, de les remplir et de revenir, j’en ai marre, il doit y avoir une autre solution » et qui s’est posée et qui s’est dit « je vais inventer un truc qui va ramener l’eau tout seul. C’est possible, la preuve c’est que ça a été créé et je pense qu’il y a des millions de personnes qui n’ont jamais pensé à créer une machine et qui ont emmené leurs sots pendant toute leur vie alors que finalement il y avait une solution 10 fois plus simple, il suffisait de la créer. Et en fait, c’est exactement ce que ce livre veut vous apprendre, c’est qu’en réfléchissant différemment on peut créer des solutions qui vont rendre service à tout le monde et à vous-même et qui seront au final évidentes, on n’aurait pas pu imaginer dans 10 ans travailler autrement qu’avec les outils qu’on va créer aujourd’hui en fait. Et donc si vous ne pensez pas différemment, vous ferez parti de ceux qui vont porter les sots et que si vous pensez différemment vous serez celui qui a créé la machine et qui porte plus les sots et qui a un rendement bien meilleur parce qu’il y a beaucoup plus d’eau qui arrive dans son champ.

Donc pour finir, c’est vraiment un livre avec beaucoup d’actions à effectuer. C’est du livre pratico-pratique. Voilà, je vous disais les post-it j’ai beaucoup de boulot, ça va pas se faire en deux jours ni en une semaine, moi je vais voir pour bloquer du temps pour faire une action une par une et avancer, je vais voir lesquelles je veux faire en priorité et je pense que je vais relire le livre pour après remettre de nouvelles actions pour voir par rapport à ce qui a fonctionné. Et je pense que c’est comme ça qu’il faut lire ce livre. Noter ce que vous voulez faire, le planifier et le faire, voir les résultats que vous avez et si ça a fonctionné vous creusez un peu plus soit dans ce domaine là, soit aller rechercher des idées dans le livre pour mettre d’autres actions en place et continuer à avancer.

Voilà, merci d’avoir regarder cette vidéo et comme d’habitude, vous pouvez télécharger mon livre « 41 secrets pour Prestashop » ou « comment ne pas planter votre site e-commerce ».

Merci, à très bientôt, au revoir.

 

Et la transcription texte de l’interview !

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Olivier Clémence: Bonjour, je suis actuellement avec Olivier Roland qui est un des plus gros blogueur francophone actuellement. Bonjour Olivier.

Olivier Roland: Salut.

O.C: Donc c’est le deuxième interview qu’on fait ensemble la dernière fois c’était toi qui me posait des questions là on a un peu inversé les rôles. Donc est-ce que tu peux rapidement te présenter parce que moi, mes lecteurs sont plutôt des e-commerçants ils te connaissent pas forcément, ils ne sont pas forcément accès à fond sur le blog. Donc est-ce que tu peux te présenter ton parcours etc ?

O.R: Oui pas de souci. Donc moi en fait je suis un prof de liberté. Donc j’enseigne en fait aux entrepreneurs et aux aspirants entrepreneurs à, non seulement être libre matériellement mais aussi d’être libre dans leur tête. Donc qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire essentiellement créer une entreprise qui soit au service de sa vie et plutôt que sa vie soit au service de son entreprise et puis voilà être libre dans sa tête, ça passe par le développement personnel, le fait de s’améliorer et puis aussi de se concentrer sur la réalisation de ce qui nous plaît vraiment, de s’épanouir à travers notre activité. Donc moi j’ai créé ma première boite à 19 ans, c’était une expérience géniale sauf qu’au bout de quelques années j’en ai eu marre du déséquilibre qui est classique chez l’entrepreneur à savoir de travailler 70 heures par semaine, prendre une semaine de congés par an et chercher un moyen d’avoir un meilleur équilibre entre ma vie pro et ma vie perso du coup j’ai eu tout un parcours, au final j’ai créé une entreprise sur le web j’ai réussi à fabriquer une entreprise qui me permette de voyager six mois par an, j’ai fais une conférence récemment là dessus, un peu dans le style TED et il y a des extraits de cette conf’ qui ont été mis dans une pub que vous avez peut être vu à la télé, qui est passé pour la banque ING voilà. Et donc là je viens de terminer un livre qui va être publié dans les prochains jours qui s’appelle « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » qui justement, enseigne comment devenir libre, être libre au XXIème siècle.

O.C: Ok, super. Alors justement c’est une très bonne transition parce que justement c’est l’objet de l’interview aujourd’hui, c’est pour ça que je t’ai proposé de t’interviewer parce que tu as terminé la rédaction de ton bouquin, moi j’ai une question à ce niveau là, c’est que tu as déjà un blog tu fais déjà des vidéos, enfin je dis un blog tu as déjà plusieurs blog, tu fais des vidéos donc tu fais une vidéo par jour, qu’est-ce qui t’as donné envie d’écrire ce bouquin sachant voilà la masse de travail que ça allait t’apporter vu ce que tu fournis déjà à côté ?

O.R: Oui alors c’est une bonne question parce que ce livre là j’ai quand même passé trois ans et demi à l’écrire, il fait 520 pages, il y a 400 références scientifiques dedans donc c’est beaucoup de travail, et je l’ai fait tout simplement parce que je voulais, en fait, accomplir ma mission. Pour moi, je pense que tu connais la pyramide de Maslow, tu vois les besoins de base et puis après tu as l’estime personnelle et puis l’accomplissement etc. Moi j’ai une entreprise qui fonctionne extrêmement bien, qui me permet de gagner plus d’argent que je peux en dépenser, qui me donne une liberté extraordinaire puisque je voyage six mois par an et je suis à peu près libre de faire ce que je veux mais contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, ce n’est pas pour autant que je passe mes journées à la plage. C’est que les gens croient que personnellement j’y vais mais souvent on se dit ah ben si on a une entreprise comme ça qui fonctionne pour moi, qui est à mon service, je vais passer le reste de ma vie à boire des cocktails à la plage. Alors c’est sympa pendant quelques jours et puis après on s’ennuie assez rapidement. En fait, le but d’avoir une entreprise qui est au service de sa vie c’est surtout de pouvoir accomplir, déjà vivre de ses passions et accomplir ce qui me tient vraiment à cœur. Et moi une des choses qui me tient à cœur, c’est d’insuffler enfin d’encourager d’autres personnes à se lancer dans l’entrepreneuriat et à devenir plus libre grâce à l’entrepreneuriat. Donc en sachant que l’entrepreneuriat, il y a tout un mythe autour de ça parce qu’il y a beaucoup d’entrepreneurs qui créent leur boite en pensant qu’ils vont devenir libres et ils se rendent pas compte que finalement ils sont en train de créer leur propre prison parce qu’une entreprise ça a beaucoup de contraintes aussi. Ce n’est pas parce qu’on est entrepreneur qu’on est forcément libre, on a plein de clients qui sont, en quelque sorte des minis patrons. Si on ne s’organise pas bien, on finit vite comme je l’ai fait et comme des millions d’entrepreneurs le font, à travailler 60-70 heures par semaine. Par contre, en le faisant bien, vraiment en créant une entreprise de la bonne manière avec la bonne approche, c’est possible d’en faire vraiment un support pour la liberté et c’est ce que je veux finalement partager dans ce livre. Donc en gros il y a 3 grandes parties dans ce livre. La première c’est une critique du système éducatif, je montre par A+B que le système éducatif est de plus en plus obsolète, qu’il est conçut à la base pour créer des bons ouvriers, les bons employés et surtout pas pour créer des entrepreneurs ou des créatifs, des artistes etc, et qu’il est vain d’attendre qu’il se réforme parce qu’il se réforme à une vitesse tellement lente que même s’il arriverait, admettons, à se réformer pour l’époque d’aujourd’hui, il y arriverait dans 10-15-20 ans et d’ici là le monde aura encore plus changé que ce qu’il a fait dans les 20 dernières années. Donc c’est déjà une course perdue d’avance. Donc ça c’est la première partie. La deuxième partie c’est justement comment hacker son éducation, comment booster son QI, comment apprendre à apprendre, comment se forger une volonté de moine shaolin, tout ça, basé sur la science pour pouvoir apprendre efficacement par soi même, tout au long de sa vie, et parce que je pense qu’aujourd’hui on vit dans une époque où tout va tellement vite que si on se forme pas en continu, ben à un moment ou un autre on va être complètement largué. Et la troisième partie c’est justement, comment créer une entreprise qui soit au service de sa vie. Et oui je l’ai fait parce que déjà j’ai voulu créer le livre que j’aurai aimé avoir quand j’ai arrêté l’école à 18 ans pour créer ma première entreprise à 19 et je l’ai fais parce que je sais enfin j’ai beaucoup voyagé, ça fait 6 ans maintenant que je voyage à peu près 6 mois par an et dès qu’on voyage on se rend compte d’un truc assez frappant, c’est le manque d’état d’esprit d’entrepreneuriat en France par rapport à de nombreux pays. Là je reviens juste du Brésil. Au Brésil, c’est la folie totale. Presque en comparaison, les Américains ont l’air de fonctionnaires. J’exagère un peu quand je dis ça mais je ne suis pas très loin. Et en France, il manque cet état esprit entrepreneurial. Il y a trop de, je pense, qu’il y a trop de personnes en France qui pourraient être des bons entrepreneurs mais en fait on leur a jamais dit qu’il y avait une autre possibilité, que passe ton diplôme, fait du métro-boulot-dodo pendant 40 ans et puis tu verras ce qu’il se passe. Du coup, j’ai l’impression qu’en fait il y a plein de braises potentielles en France mais qu’on les a mouillées toutes leurs vie en fait. Du coup elles n’ont jamais prises ces braises et moi j’aimerai juste être la petite brise en fait qui va souffler sur ces braises et faire en sorte que ça devienne des grands incendies tout simplement.

O.C: D’accord. Donc en gros, tout ce que tu expliques, le cheminement de ton livre en fait c’est globalement ce que tu as constaté, que tu as expérimenté aussi bien en arrêtant tôt tes études parce que à priori ça ne te convenait pas et après en montant ton entreprise avec succès, à priori, globalement ton livre explique ce que tu as déjà expérimenté.

O.R: Alors oui. Ça se base sur mon expérience c’est évident, mais pas seulement. Je ne voulais pas juste me baser sur mon cas parce que statistiquement, ce n’est pas suffisamment intéressant et puis je ne voulais pas sortir des trucs de mon chapeau. Donc ça se base sur mon expérience quand même parce que bon c’est aussi pour montrer, voilà je sais de quoi je parle, je l’ai expérimenté moi même, ça se base sur l’expérience aussi de centaine d’entrepreneurs que j’ai rencontré tout au long de ma carrière, y compris de mes élèves dont tu fais parti, puisque voilà quand je dis que je suis prof de liberté, je vends aussi des livres, des formations qui enseignent ça et du coup j’ai l’immense chance de pouvoir être en contact avec des tas d’entrepreneurs que j’ai aidé via ces formations, qui ont réussit à aussi devenir libres, grâce à leur boite et du coup, ça me donne aussi, tout un panel, si tu veux, de différents profils, dans des activités qui sont complètement différentes, qui ont réussit à accomplir ça. Et je me base aussi, c’était important pour moi, sur la science, parce qu’il y a eu jusqu’à quatre assistants de recherche qui ont travaillé pour moi, pour m’aider à trouver toutes les références scientifiques sur lesquelles s’appuient ce livre et il y a plus de 400 références scientifiques dans ce bouquin. J’ai vraiment voulu faire en sorte qu’on s’appuie sur le meilleur, non seulement des bonnes pratiques de l’expérience mais aussi de la recherche.

O.C: Ok. Oui alors, du coup moi en suivant tes vidéos, donc là tu m’as dit 550 pages, quelque chose comme ça.

O.R: 520 pages.

O.C: 520 pages, ok. Donc je suivais tes vidéos, au départ tu étais même parti sur 600 pages, alors est-ce que c’est une volonté de ta part de faire un livre aussi gros ou est-ce que c’est vraiment, tu avais vraiment trop de choses à dire et du coup tu pouvais pas condenser ça, parce que tu as pas peur qu’au final, ça fait quand même en pavé mine de rien.

O.R: Ben tu peux aussi t’en servir pour faire ta muscu. C’est pratique, c’est un livre 2 en 1.

Olivier Clémence: Oui, c’est pratique mais c’est un pavé dans la mare en même temps, c’est le but.

Olivier Roland: Oui, c’est vrai que ça fait un peu pavé dans la marre. Oui, c’est une bonne question, tu sais il y a eu des grands débats avec mon audience et puis avec mon éditeur aussi là dessus. Je ne pensais pas qu’il allait être aussi gros honnêtement quand je l’ai créé mais au final, je te dis, j’ai vraiment voulu créer le livre que j’aurai aimé avoir. Il y a pas tout dedans mais il y a quand même énormément de choses donc c’est un peu une bible ou une encyclopédie, si on veut. Je sais qu’il y a plein de gens qui vont être découragés par ça. Je sais qu’il y a plein qui vont le commencer et qui vont pas l’arrêter mais au final moi ce qui m’importe c’est de toucher ce que j’appelle les rebelles intelligents. Les gens qui ressentent au fond d’eux un appel à faire autre chose tu vois. Parce que finalement dans mon audience, j’ai beaucoup de gens qui sont soit des entrepreneurs à succès soit des gens qui ont beaucoup de succès dans leur carrière professionnelle typiquement des cadres tu vois, BAC+5 dans une grande boite, qui extérieurement ont tous les signes de réussite, tu vois ils ont un bon salaire, des enfants heureux, une voiture etc mais il manque un truc tu vois, ils ressentent ça au fond d’eux, il manque un truc et typiquement à un moment ils se réveillent et ils se disent « mais j’ai pas envie de passer ma vie comme ça en fait. Moi il y a un moment il faut que je réalise mes rêves, faut que je réalise ce que j’ai vraiment envie de faire ». Et souvent ça passe par justement, une démarche entrepreneuriale parce qu’avec une entreprise, bien sur il y a quand même des contraintes économiques etc, mais on est déjà beaucoup plus libres pour faire des choses qui nous branchent et qui nous permettent de nous réaliser. J’essaye vraiment de donner le maximum de choses à ces personnes là et quand je dis des cadres, c’est aussi, en fait je m’adresse à la même personne mais à différents stades de sa vie. Ça s’adresse aussi aux étudiants qui ressentent exactement la même chose aujourd’hui dans le système scolaire, qui sont obligés d’être dans le système scolaire, qui étouffent là dedans, qui sentent que c’est pas fait pour eux et qui aimeraient bien trouver une voie de sortie si tu veux. Et donc j’essaye de donner un maximum de choses, de faire en sorte que ça soit le plus crédible possible, d’où les références scientifiques etc et puis le plus pertinent pour que ça leur apporte vraiment de la valeur. Donc c’est gros, après voilà si tu es étudiant par exemple, tu vas peut être plus t’intéresser à la première et deuxième partie. Si tu es déjà salarié ou entrepreneur, tu vas peut être plus t’intéresser à la troisième partie. Voilà après les gens peuvent très bien, prendre des parties de ce livre, mais je pense quand même que tout le monde même l’entrepreneur aguerrit aujourd’hui qui a 40 ou 50 ans par exemple, il devrait quand même, la deuxième partie peut l’intéresser parce que il a envie d’apprendre, il a envie de se développer et quand il apprend des petits hacks comme ceux que je partage ou des gros hacks comme ceux que je partage dans le bouquin, ça va changer tout simplement sa manière d’apprendre pour la rendre beaucoup plus efficace et ça va changer tout le reste après. Mais oui, c’est un gros, c’est son défaut, c’est aussi sa qualité donc chacun y trouvera ce qu’il veut par rapport à ça.

O.C: Oui, après c’est en fait t’investis même si c’est la lecture d’un livre, même si c’est 600 pages c’est pas non plus énorme mais tu investis du temps pour en gagner derrière et pas en gagner qu’un petit peu parce que justement si comme tu le dis, on suit ces études pour après simplement, avoir un boulot d’employé où on s’épanouit pas spécialement, oui c’est clair qu’après l’investissement est pas énorme au départ. La seule chose c’est de se dire ok c’est juste la première fois qu’on le lis et se dire « ok je vais lire 600 pages parce que c’est intéressant quoi ».

O.R: Oui ben je pense qu’il y a effectivement, c’est le problème, bon il y a beaucoup de gens qui vont le voir en librairie, qui vont trouver la couverture sympa, le titre accrocheur mais quand ils vont voir la taille ils vont dire « oula » et puis ça va leur faire peur. Bon tant pis, j’ai fait ce choix de privilégier finalement ben la quantité et la qualité de l’information et tant pis si ça fait peur à quelques personnes.

O.C: Moi je lis énormément de livre et c’est amusant parce qu’en fait autant dans des tout petits livres très rapides à lire tu vas parfois trouver des infos super pertinentes autant sur d’autres livres qui vont être énormes, là ils doivent aller tellement en profondeur que justement tu vas aller trouver des détails en plus qui vont t’amener plus loin, qui vont te faire avancer. Et c’est vrai que bon moi personnellement, je m’attarde jamais à la taille du bouquin au pire j’en lirai un de moins ce mois ci mais voilà après c’est vraiment l’auteur et ce dont il parle que c’est intéressant.

O.R: Écoutes moi j’ai fais le pari d’essayer de donner un maximum de valeur donc on verra si tu classes ça dans la catégorie des livres profonds.

O.C: Ben en tout cas je le lirai et j’en ferais sûrement une critique sur mon blog, c’est à peu près sur. Ok, donc comme je disais mes auditeurs en fait, c’est des e-commerçants donc j’avais quelques questions pour toi, sachant que je rappelle tu n’es pas e-commerçant, tu es blogueur mais tu as suffisamment bien réussit pour avoir peut être des conseils à donner aux e-commerçants et donc justement si voilà là tu as écrit ton livre, tu as peut être besoin de te trouver un autre, entre guillemets, hobby, si tu devais lancer ta boutique e-commerce, comment tu t’y prendrais au départ, qu’est-ce que tu, par où tu commencerais et qu’est-ce que tu ferais pour amener du monde dessus etc ? Est-ce que tu as des conseils là dessus ?

O.R: Ben écoutes, ce qui est rigolo, c’est que finalement, toi même tu es un élève de blogueur pro et tu es, enfin tu n’es pas e-commerçant, mais si un petit peu quand même et tu es dans le e-commerce, ce serait presque toi qui devrait répondre à cette question en fait.

O.C: Ah ben j’en ai déjà donné beaucoup moi, je veux les tiens.

O.R: Parce que toi même, tu as vu en fait la valeur que ça a apporté finalement d’avoir une approche de création de contenu. Alors donc je vais expliquer ce que je veux dire par là. Moi si aujourd’hui je devais démarrer un site e-commerce, bon déjà évidemment je ferai toute une analyse, une étude de marché, on se lance pas comme ça, c’est comme pour toute entreprise finalement et ensuite, moi tout de suite je mettrais en place une stratégie de création de contenu, en ayant la démarche suivante. Je regarderai en fait à qui s’adresse mes produits, et je me poserai la question suivante : voici à qui d’adresse mes produits donc je créerais un avatar voilà ou des avatars c’est à dire des portraits robots entre guillemets de mes clients typiques et je dirais « ok qu’est-ce que cette personne là consomme comme type de contenus ? Qu’est-ce que je peux créer et publier comme contenu qui va attirer les bonnes personnes donc ces personnes à qui ces produits s’adressent sur mon site e-commerce ? Donc là par exemple, je peux donner un exemple concret. J’ai mon frère qui lance justement un site e-commerce justement enfin ça fait quelques mois qu’il a démarré d’import/export de figures de mangas et ce genre de choses. Bon ben voilà un type de produits qui s’adresse à une population très particulière. Si je veux attirer sur mon site des gens qui sont intéressés par mes figurines de mangas, qu’est-ce que je vais faire ? Je vais publier des articles qui parlent de mangas, je vais faire des vidéos qui parlent de mangas, je vais faire des podcast, éventuellement je vais interviewer des gens qui créent des mangas, voilà il y a des tas de possibilités. L’idée c’est de vraiment créer du contenu qui va intéresser mes clients potentiels, qui va les faire venir sur mon site et une fois qu’ils sont sur mon site, ils sont venus pour contenu certes mais ils vont aussi voir que ben « ah ben c’est super tient le mec il vend des figurines de mangas, peut être que ça, ça m’intéresse, que ça, ça m’intéresse, je vais aller voir la boutique ». Je peux aussi faire de la promotion de mes produits directement dans l’article ce n’est pas un problème du tout, voir on peut aussi adapter le modèle que j’enseigne, à savoir, de en fait le blog sert surtout à faire en sorte que les gens s’inscrivent à la mailing list. Donc typiquement on pourra offrir un cadeau, un bonus, à ces gens là en échange de leur inscription à la mailing list en se disant je veux créer une liste qualifiée qui est susceptible de m’acheter mes produits. Donc ça pourrait être quelque chose d’aussi trivial que trois astuces pour acheter vos figurines moins chères par exemple, si on veut vraiment cibler après on cible des gens qui cherchent le moins cher ou alors on peut faire des trucs du genre, je ne sais pas moi, les cinq meilleurs mangas de tous les temps gratuits enfin on peut recevoir l’e-book avec différentes illustrations, des interviews exclusives etc enfin des choses qui vont intéresser au final mon client. Et du coup, c’est génial parce qu’on se constitue une source de trafic très qualifiée, gratuite et aussi une source de mailing list et c’est ce qui est super, c’est que si on fait le travail bien, on fait en sorte de créer du contenu sans date d’expiration c’est à dire qu’il sera toujours valable dans 5 dans 10 dans 15 dans 20 ans et du coup tout ce qu’on créé finit par travailler pour nous. Parce que vous pouvez avoir l’article ou la vidéo que vous avez créé il y a 5 ans continu encore 5 ans après à vous amener des prospects, des clients tous les jours sans que vous ayez rien à faire.

O.C: Hum et donc à priori, tu ferais sans doute ça à partir d’un blog parce que ce que tu expliques, c’est le plus simple.

O.R: Ben aujourd’hui oui. Je créerais un blog mais pas seulement parce qu’il faut vraiment, c’est important un blog c’est très important encore aujourd’hui, faut pas croire ceux qu’ils disent que le bloging est mort. Par contre un blog doit vraiment être vu comme le centre d’un écosystème, il ne faut pas juste créer un blog, il faut aussi créer une chaîne Youtube, une page Facebook etc et faut surtout pas négliger l’importance de la vidéo aujourd’hui c’est très important. Mais voilà, ce qui est génial c’est qu’on publie sa vidéo sur sa chaîne Youtube, on peut aussi bien sur la publier sur son blog, intégrer la vidéo Youtube sur son blog avec une transcription de textes et puis publier aussi des articles directement sur le blog. Je recommande de publier au moins, un contenu par semaine et dans l’idéal deux, un article et puis une vidé par semaine c’est très bien.

Olivier Clémence: Hum et après moi un avantage aussi que je trouve vraiment intéressant et que j’ai pu constater clairement avec mon propre blog, c’est que si tu fais du contenu de qualité, tu vas avoir deux choses intéressantes : tu vas d’une éduquer tes clients, donc tes prospects du moins, en leur expliquant voilà en les amenant vers ton produit mais en les faisant comprendre que, ben en éliminant ceux pour qui ton produit est pas intéressants pour eux parce qu’il répond pas à leur besoin et en faisant comprendre à ceux qui le savent pas encore que ton produit est une réponse à leur besoin. Et autre chose que le blog moi m’apporte c’est que ça a tendance à améliorer grandement ton expertise et donc les gens ont confiance en toi et donc c’est beaucoup plus simple après de leur vendre un produit et même de faire le SAV derrière.

Olivier Roland: Complètement, oui c’est ça, c’est ce que j’explique notamment dans la formation c’est que c’est une excellente manière en plus le contenu. On se créé pas seulement des clients, on se créé une tribu de fans. Déjà c’est complètement différent parce qu’on développe auprès d’eux, à la fois notre relation avec eux, c’est à dire qu’on n’est pas juste un marchand, on est quelqu’un qui leur apporte du bon contenu, des bons conseils, ça change tout dans la perspective et on développe aussi notre autorité c’est à dire que clairement les gens voient qu’on sait de quoi on parle et donc du coup ils ont beaucoup plus confiance c’est normal pour acheter ce qu’on propose tout simplement.

O.C: Oui c’est la différence entre la grande surface et le magasin de proximité où tu as le conseil et la personne en face de toi.

O.R: Exactement. Sauf que là on utilise le pouvoir d’internet pour faire du magasin de proximité une multinationale. Puisque tu peux avoir des clients partout dans le monde. C’est ça aussi la beauté de la chose c’est qu’avec la même quantité d’efforts qu’il fallait il y a 20 ou 30 ans pour avoir un business local aujourd’hui tu peux vendre dans le monde entier et c’est extraordinaire.

O.C: Alors dans une de tes vidéos sur ta chaîne Youtube tu parles d’un truc que moi j’ai bien aimé parce qu’en fait c’est quelque chose que je mets en place, je n’avais pas mis de nom dessus et toi justement tu y as donné un nom, c’est créer une entreprise asynchrone.

O.R: Oui.

O.C: Et est-ce que tu peux expliquer ce que c’est et éventuellement si tu as des idées, comment un e-commerçant pourrait amener à rendre son entreprise asynchrone en fait ?

O.R: Oui bien sur. Alors en fait la plupart des entreprises sont synchrones. Moi j’ai une entreprise asynchrone alors qu’elle est la différence entre les deux ? C’est simple. Ce que je veux dire par synchrone c’est à dire que la majorité des entreprises requiert de leurs employés et puis même ce n’est même pas un fonctionnement réfléchi c’est par défaut qu’ils échangent en direct. C’est à dire que l’essentiel des échanges vont se faire soit de vive voix, soit par téléphone, soit dans des réunions, certes il peut y avoir des e-mails mais on demande quand même à ce que les e-mails soient répondus très très vite. Il peut même y avoir des logiciels de chat comme Trello qui permettent d’échanger en temps réel. Le problème de ça c’est que c’est plus difficile d’avoir une entreprise qui est au service de notre vie parce que c’est un modèle qui invite aux interruptions permanentes, c’est à dire qu’on est censé être joignable en permanence, on est censé donner la priorité à ce qui nous interrompt. Typiquement on est en train de travailler sur quelque chose, il y a quelqu’un qui nous appelle ben voilà on doit répondre à l’appel téléphonique, c’est obligatoire, ça fait parti des règles implicites et le problème de ça évidemment c’est que ben on sait que les interruptions c’est une est des majeurs sources de perte de productivités parce que quand on est concentré sur une tache, on a besoin d’un certain temps pour être vraiment dedans, un temps d’échauffement et la moindre interruption brise la concentration et fait que même un coup de fil d’une minute peut briser une concentration et faire qu’on doit reprendre plusieurs minutes pour se repencher dans la tache. Ce qui fait que trois coups de fils espacés sur une heure, ça peut vraiment briser la concentration et faire qu’au final on a peut être passé 25 minutes dans 7 heures à vraiment travailler sur la tache. Ce qui est vraiment dommage alors qu’on aura quand même passé une heure au bureau à être occupé. Donc l’entreprise asynchrone, elle c’est celle que j’ai donc en gros, on ne demande pas aux gens, aux membres de l’équipe d’échanger en temps réel, ça n’a aucune importance. Il y a pas de réunions, il n’y a pas d’appels téléphoniques, il n’y a pas de discutions de vive voix, tout ce fait par l’intermédiaire d’e-mail ou de logiciels comme Asanaqui sont des logiciels de gestion de taches et on ne demande pas aux gens de répondre en temps réel, on s’en fout en fait. Tout ce qu’on demande c’est que le travail soit fait à temps alors parfois bien sur, il y a des urgences c’est évident mais de manière générale on s’organise quand même de manière à ce qu’on prévoit les choses suffisamment à l’avance et moi par exemple je n’ai pas d’employés j’ai que des prestataires qui travaillent pour moi. Donc j’ai des prestataires qui travaillent presque à temps plein enfin qui ont mis des personnes qui travaillent à temps pour moi. Et il y a personne, j’ai 12 prestataires qui travaillent pour moi alors ça va de la personne qui travaille presque à temps complet jusqu’à celle qui travaille juste quelques heures pour moi par semaine mais il y a aucune personne de mon équipe qui a mon numéro de téléphone. Personne dans mon équipe n’a mon numéro de téléphone. Pourquoi parce que ça ne se justifie pas. Il y a aucune urgence qui peut se passer dans mon entreprise qui justifie que quelqu’un de mon équipe m’appelle. Ça n’existe pas, tout peut se résoudre en quelques jours ce n’est pas grave. Mes sites web sont hébergés chez un hébergeur qui WP Engine qui gère pour moi, toute la partie problème enfin logistique d’un WordPress ce qui fait que si jamais mes blogs par exemple ont un problème technique ben c’est WP engine qui intervient dans avoir besoin de m’avertir et puis même si un ou deux de mes blogs sur tout mes sites sont HS pendant deux trois jours, c’est pas la fin de mon entreprise, c’est pas très grave en fait. Et donc du coup tout le monde, voilà ce n’est pas fait pour tout le monde ce type d’organisation mais c’est très intéressant parce que du coup, intrinsèquement comme il n’y a pas d’interruptions dans ce mode, enfin il y a beaucoup moins d’invitations aux interruptions dans cette manière de travailler donc c’est une organisation qui est davantage au service de ta qualité de vie que l’autre. Bien sur on peut quand même avoir une entreprise qui soit synchrone et l’organiser pour pas qu’elle nous interrompe nous mais en général, d’après mon expérience c’est très difficile pour les entrepreneurs de faire ça. Tandis qu’avec une entreprise asynchrone déjà intrinsèquement c’est dans son ADN. Donc c’est beaucoup plus facile de le faire. Bien sur il faut aussi s’organiser d’une certaine manière par exemple moi j’ai configuré tous mes logiciels de manière à ce qu’ils ne puissent pas m’interrompre donc sur mon Iphone, par exemple je n’ai pas mes emails j’ai Asana qui est installé mais il ne peut pas m’envoyer une notification en fait j’ai aucune notification. Ce qui fait que c’est moi en fait qui choisit quand est-ce que je vais me concentrer sur les taches de communication avec mon équipe. Donc ce n’est pas une interruption, c’est un moment choisi de productivité qui lui même est non interrompu c’est à dire que quand je décide de traiter mes emails et les taches Asana ben je le fais pendant par exemple une plage d’une heure et je fais ça complètement et ça augmente énormément ma productivité. Donc pour les gens qui sont dans cette entreprise et qui traitent avec ce mode de fonctionnement il y a des avantages et des inconvénients. Ce n’est pas fait pour tout le monde. L’inconvénient, bien sur, c’est que déjà il y a pas de bureau alors moi c’est entièrement virtuel donc pour des gens enfin pour beaucoup de personne c’est important finalement cette socialisation automatique qu’on a avec une entreprise donc voilà ça c’est un inconvénient enfin on va dire c’est l’inconvénient majeur et d’autres personnes aussi ont beaucoup de mal à s’organiser en ayant l’autonomie comme ça. C’est le deuxième inconvénient par contre il y a beaucoup d’avantages et ça plaît aussi beaucoup aux gens. Moi par exemple je me fous complètement de savoir combien d’heures par jour ou par semaine mes prestataires travaillent. Moi tout ce qui m’importe c’est que le travail soit fait. Je me fous complètement de savoir s’ils ont fait la fête la veille qu’ils veulent dormir toute la journée ou prendre deux jours comme ça voilà. Je me fous complètement de savoir où ils sont dans le monde ça n’a aucune importance pour moi qu’ils soient en Afrique du Sud, aux États Unis, c’est ça aussi la beauté du modèle asynchrone c’est que peut importe le fuseau horaire sur lequel tu es en fait puisque tu n’as pas besoin d’échanger en direct finalement. Donc voilà, ça donne beaucoup de liberté et d’autonomie aux gens qui travaillent avec moi. Donc il y en a pour qui ça va pas et d’autres au contraire pour qui c’est le paradis sur terre tout simplement. Donc c’est aussi extrêmement motivant pour ces gens là, qui aiment ce modèle de travailler dans ce modèle là.

O.C: Oui.

O.R: Et d’ailleurs, ce qui est génial aussi la beauté de la chose c’est que si je fais une réunion Skype par an avec chacun de mes prestataires c’est beaucoup déjà. Je fais quasiment jamais de réunion. Et quand je dis réunion en fait c’est un appel Skype. Je fais peut être un appel Skype par an avec mes prestataires. C’est tout.

O.C: Oui.

O.R: Parce qu’il n’y a pas besoin. Il n’y a pas besoin de réunions. On n’a pas besoin d’échanger en temps réel de toute façon.

Olivier Clémence: Et ça te laisse la liberté, toi à priori c’est le voyage et tout ça et du coup ça te laisse.

Olivier Roland: Voilà et c’est ça aussi qui me permet de voyager 6 mois par an, d’être dans des fuseaux horaires tout le temps différents, bien sur.

O.C: Parce que quand tu voyages, entre guillemets tu prends des vacances mais d’un autre côté c’est la même chose que tes journées de travail chez toi à Londres ou …

O.R: J’ai plein de manière de voyager mais c’est vrai que voilà typiquement je vais quand même toujours travailler un petit peu mais en général je travaille beaucoup moins.

O.C: Ok, oui et dans les taches en fait qui sont assez aberrantes et j’étais le premier à le faire et qui rendent une entreprise totalement synchrone c’est justement checker ses mails en permanence alors qu’au départ c’est un système asynchrone en fait qu’on transforme en quelque chose de synchrone et c’est une hérésie en fait, c’est aberrant de faire ça et moi je l’ai compris et ça m’a fait gagner un temps incroyable de checker mes mails une seule fois par jour. C’est incroyable.

O.R: Ben voilà exactement. Et l’hérésie ultime c’est de mettre ses emails sur son Smartphone et d’activer les notifications parce que là on devient un tamagoshi c’est plus possible quoi, c’est n’importe quoi. Là on devient vraiment complètement addict et en plus on devient addict sur un appareil qui n’est pas conçu du tout pour être efficace avec les emails. Je suis désolé on n’est pas productif avec les emails sur un Smartphone. Donc et quand je dis ça aux gens ça les choquent mais c’est tellement dans leur univers de pas mettre leur emails sur leur Smartphone alors que ça devrait être l’inverse, ça devrait être en dehors de leur univers de mettre leur emails sur leur Smartphone parce que ce n’est pas fait pour et qu’il n’y a aucun intérêt à se concentrer sur ces emails sur son Smartphone. Autant prévoir une heure par jour où vous traitez vos emails tranquillement sur votre ordinateur sur un appareil qui est vraiment conçu pour, sur lequel vous êtes productif et vous y serez beaucoup plus performant et serein.

O.C: Oui c’est clair, les emails sur Smartphone, justement je le faisais au début et en fait tu te rends compte à un moment que ben l’email tu le lis tu ne peux pas le traiter parce que tu as besoin d’aller faire des copier/coller d’une ressource ou tout ce que tu veux et sur Smartphone c’est la galère et du coup ce que tu fais tu te mets un rappel pour te renvoyer les mails donc en gros les mails tu vas le traiter deux fois.

O.R: Ça n’a aucun intérêt, tu perds un temps fou et en plus tu te stresses pour rien et tu ne profites pas de la vie, tu n’es pas dans le moment présent, bref.

O.C: Et une des, alors je ne sais pas si c’est dans le livre de Tim Ferris que je l’ai lu mais pareil traiter ses mails plutôt en fin de journée ça permet que les gens ils y répondent, ils puissent y répondre calmement le lendemain dans la journée et en fait ils ont une sensation de délai qui est moins longue, c’est à dire que si tu réponds le matin, ils s’attendent à ce que tu répondes dans la journée parce que tu es au travail. Si tu réponds à 15h ou 16h ils vont se dire « bon ben là j’ai répondu mais il est plus là donc c’est normal il me répondra demain » en fait. Et je n’ai aucun problème de personnes qui me disent que je ne réponds pas assez vite alors que finalement je réponds qu’une seule fois dans la journée à tous mes mails.

O.R: Ben exactement oui. Et puis moi bon tu sais il y a certains emails enfin pour mon équipe j’essaye de répondre au moins une fois par jour, parfois ça prendre 2-3 jours mais bon parfois ça m’arrive quand j’ai des emails qui viennent de ma communauté de pas répondre pendant 2-3-4 semaines et ils le savent. A chaque fois que quelqu’un m’écrit en répondant à des emails que j’envoie, ils reçoivent un email qui dit « attention, on ne peut pas vérifier tous les emails ». Alors il y a mon équipe qui quand même répond aux emails mais parfois ils me transmettent des emails et j’ai pas d’urgence particulière pour y répondre et parfois je perds des opportunités mais ce n’est pas grave, ça fait parti des sacrifices nécessaires pour avoir une meilleure qualité de vie.

O.C: Ça dépend aussi quand même du business que tu as et des produits que tu vends.

O.R: Oui, bien sur. Voilà, bien sur c’est évident. Là en l’occurrence, tout ce qui est urgent, par exemple, les demandes SAV des clients, c’est traité en 24/48 heures par mon équipe.

Olivier Clémence: Ok. Ah oui alors une question que je trouve importante. Comme dans n’importe quelle entreprise mais les commerçants sont évidemment touchés, il y a des moments où ce que tu fais fonctionne pas forcément ou tu peux avoir des bas ou des baisses de moral enfin voilà, comment toi, parce que évidemment quand on suit ta chaîne Youtube, on a la sensation que tout vas dans le meilleur des mondes et que tout fonctionne bien et bon évidemment il y a sûrement une face cachée à tout ça et qui fait que il y a des moments tu as des bas, comment tu fais pour te motiver et aller à l’encontre de ces périodes un peu molles et pour avancer et continuer ? Notamment je pense à tes vidéos où tu fais une vidéo tous les jours, est-ce qu’il y a des fois où c’est difficile tu arrives quand même à faire ta vidéo ? Comment tu procèdes pour aller au delà des moments un peu mou quoi ?

Olivier Roland: Écoutes, je pense les gens vont me détester mais c’est très très rare que j’ai des moments comme ça parce que vraiment j’adore ce que je fais en fait je trouve ça génial. C’est extraordinaire je suis en train d’aider des milliers de personnes à être plus libres, plus heureuses dans leur vie. Je partage des trucs qui moi me font kiffer et je voyage partout dans le monde enfin j’ai vraiment l’impression de réaliser mes rêves. Alors c’est vrai qu’après on s’habitue à tout. Donc il faut que je me rappelle régulièrement à quel point c’est extraordinaire mais des bas vraiment, j’en ai pas vraiment, je trouve ça extraordinaire. Enfin et puis je passe d’un projet qui m’intéresse à un autre tu vois là pendant 3 ans et demi, j’ai bossé sur mon bouquin, c’est quelque chose qui m’a donné beaucoup d’énergie. Et puis bon j’ai des périodes où je travaille beaucoup quand même notamment quand je fais un lancement de produit. Donc ça ce qui est génial c’est que je travaille à fond mais alors là par contre 70-80 heures par semaine mais ça me va parfaitement pourquoi ? Parce que je sais que ça dure deux semaines par an, c’est tout. Donc je sais que ce n’est pas toute ma vie, je sais que c’est juste une partie et en fait j’apprécie ça parce que c’est juste une période momentanée et si je n’ai pas envie et en dehors de ces périodes où je bosse beaucoup, qui sont finalement assez rares dans l’année, ben quand je n’ai pas envie de travailler je ne travaille pas, c’est ça qui est génial. Je veux dire je n’ai pas vraiment, tu sais là clairement, si je voulais je pourrais arrêter de travailler et vivre de ce que j’ai gagné pendant 10 ans même plus. Si j’avais envie de passer tout le reste de ma vie à la plage en Thaïlande je pourrais. La Thaïlande étant un pays très peu cher donc tu vois là par exemple en Juillet/Août j’ai été vraiment très très cool, j’ai passé un mois au Portugal puis après je suis resté un mois ici à Londres où je vis c’était vraiment très cool, j’ai vu beaucoup d’amis enfin je me suis amusé enfin c’est ça aussi qui est intéressant si tu veux c’est que la manière de m’organiser et mon business sont organisés de telle manière qu’en fait quand je suis lassé d’un truc je passe à autre chose. Tout simplement. Si j’en ai marre de bosser ben j’arrête. Si j’en ai marre de me reposer ben je bosse. Si il y a un projet qui m’ennuie ben j’arrête de le faire et je me lance dans autre chose enfin j’ai une liberté vraiment totale et du coup, si jamais j’ai un coup de mou, ben c’est uniquement et entièrement de ma faute et c’est à moi de trouver autre chose à faire. Et puis tu sais moi j’ai un truc qui me rempli mon vide, qui me remplit très très fortement c’est que voilà j’adore voyager donc si à un moment je m’ennuie, je ne sais pas quoi faire ben je prends un billet d’avion vers une destination où je suis jamais allé et ça, ça va m’en mettre plein les yeux pendant plusieurs semaines. J’adore aller dans un endroit que je ne connais pas rencontrer les gens, découvrir les lieux, découvrir une autre culture c’est quelque chose d’extrêmement fascinant et enrichissant.

O.C: Alors là c’est vrai que tu as un peu répondu à la question parce que tu fais ce que tu aimes et je pense que c’est un excellent moyen de motivation moi je le ressens complètement quand je rédige mes articles, je fais mes vidéos etc et du coup ça te permet en fait même si tu as un coup de mou de te dire « oui mais j’ai vraiment envie de le faire c’est pas juste il faut le faire c’est j’ai envie de le faire » donc c’est vachement important.

O.R: Oui c’est clair.

O.C: Maintenant clairement le fait que tu es peut être, tu sois peut être toujours comment dire, le fait que tu es rarement de bas c’est peut être aussi ta situation actuelle. Est-ce que avant quand, si on remonte un peu, je sais plus si c’est Des livres pour changer de vie je crois qui t’a vraiment, qui a vraiment fait décoller ta carrière, on va dire, de mémoire tu devais rédiger un bon paquet, une cinquantaine de critiques de livres, tu arrivais toujours à te motiver à le faire ?

O.R: Ah non non mais ça les livres j’ai eu aucun problème pendant la première année, Des livres pour changer de vie, j’étais au contraire ultra motivé je trouvais ça génial. Non si on veut retrouver, je vais t’aider un peu mais c’est vrai que je suis quand même quelqu’un qui naturellement est assez enthousiaste et optimiste tu vois. Moi mon père a été dépressif et alcoolique si tu veux, j’ai lu les ravages que ça causait et je me suis juré de jamais être comme ça. Donc oui je pense que voilà ça fait partie de ma manière d’être et du contrat que j’ai passé avec moi même si tu veux. Si un jour, je me sens pas intéressé par ce que je fais tout ça ben je change c’est tout, voilà. Pas besoin de chercher midi à 14h, pas de besoin de se compliquer la vie outre mesure, je cherche des solutions simples. Mais bon, finalement le moment qui a été le plus difficile pour moi dans ma carrière d’entrepreneur c’est celui que j’ai partagé tout au début, c’est à dire que voilà j’ai arrêté l’école à 18 ans, j’ai créé ma boite à 19 ans. C’était génial, j’ai vécu extraordinaire que très peu de gens de cet âge ont pu vivre, j’ai acquis une expérience extraordinaire, j’ai rencontré des gens géniaux, c’est là où je suis passé vraiment de l’adolescence à l’âge adulte mais au bout de quelques années, j’en ai eu vraiment marre de ce déséquilibre très très fort entre ma vie pro et ma vie perso puisque voilà je passais 60-70 heures par semaine et quand tu as 22-23 ans tu as parfois envie de faire autre chose. Puis je prenais une semaine de congés par ans et entre ce moment où j’ai réalisé que cette entreprise que j’avais créé pour devenir libre était en fait, je m’étais créé ma propre prison avec et le moment où j’ai trouvé la solution c’est là où c’était le plus dur parce que pendant plusieurs années j’ai cherché la solution et je n’ai pas trouvé. Ce qui fait que, parce que voilà mon entreprise c’était ma seule source de revenu, je n’avais pas le droit aux ASSEDIC étant gérant en France, tu n’as pas le droit aux ASSEDIC. Je voyais pas comment revendre mon entreprise donc bref j’étais coincé et j’étais indispensable dans cette boite, je voyais pas comment changer l’organisation pour travailler moins dedans donc il y a eu des moments à ce moment où j’en avais vraiment marre d’aller voir les clients et tout ça mais en même temps c’est ce qui m’a donné l’énergie de chercher chercher chercher inlassablement une solution jusqu’au moment où j’ai trouvé. Donc c’était aussi quelque chose de positif, voilà. C’est comme ça, c’est ma philosophie, c’est ma manière d’être, j’essaye toujours d’avancer, d’être, je n’essaye même pas en fait je suis comme ça et c’est le contrat que j’ai passé avec moi même.

O.C: Ok, ben en même temps c’est une bonne solution de se dire qu’à un moment on est pas obligé …

O.R: Ben oui, à un moment soit vous acceptez ce que vous faites soit vous n’êtes pas content et vous cherchez une solution et c’est ok effectivement on peut parfois mettre longtemps à la trouver, mais au moins rien que dans la démarche de chercher d’être ouvert, d’explorer de nouvelles choses, c’est aussi en soi extrêmement intéressant et ça aide à supporter un quotidien qui est un peu plus difficile du coup.

O.C: Oui, c’est clair.

O.R: Et puis du coup on transforme cette énergie, qui à la base pourrait être destructrice en quelque chose de très positif.

O.C: Oui, et ça permet de, je connais plus le proverbe exactement, je vais peut être le retrouver mais voilà si on fait quelque chose qui nous plaît, même si au final ça aboutie pas forcément, on a de toute façon pu apprécier tout le chemin pour y arriver en fait et ben c’est déjà largement suffisant en fait, même plus important souvent que le résultat. Et ça fait, c’est ce qui est motivant, c’est de faire vraiment comme tu le disais au début faire un truc qui nous intéresse, qu’on a envie de faire, qu’on réussisse ou qu’on réussisse pas, c’est pas forcément grave au final quoi.

O.R: L’important c’est dans la démarche de progresser, d’explorer pour trouver les choses qui nous plaisent.

Olivier Clémence: Oui alors aussi, ça c’est extrêmement récurent chez les e-commerçants notamment on parlait de créer du contenu, un blog etc, moi c’est souvent un conseil que je donne aux e-commerçants et systématique ils me répondent « mais j’ai absolument pas le temps pour me consacrer à ça ». Est-ce que tu as des trucs qui t’aident à gagner du temps ou dans ce que tu as fait avant, est-ce que tu as identifié des choses qui t’ont fait vraiment gagner du temps pour te consacrer à des choses plus importantes derrière ?

Olivier Roland: Donc tu veux dire en création de contenu ?

O.C: En création de contenu ou dans la gestion de ton entreprise en général, est-ce que tu as éventuellement…

O.R: Clairement, j’ai expérimenté toutes, en gros tu as trois grandes formes de création de contenu, tu as le texte, l’audio et la vidéo. On pourrait aussi mettre les infographies, tout ce qui est voilà mais bon l’infographie c’est quelque part du contenu de texte mais bon. Et de ces trois types de contenu, clairement pour moi le plus facile à faire c’est le contenu vidéo. En plus, alors c’est le contenu, c’est le type de contenu qui fait le plus peur aux gens parce qu’ils ont peur qu’on, ben ils ont peur de se montrer, ils ont peur qu’on se moque d’eux, ils ont peur qu’on trouve que voilà ils hésitent trop. Enfin la première fois qu’on fait une vidéo, en général on se regarde on se dit « mon Dieu, c’est horrible, l’éclairage est pas bon, j’ai une sale tête, j’arrête pas d’hésiter, les gens ils vont me jeter des tomates dans la rue et je vais être expulsé de la tribu, je vais mourir tout seul tout nu dans la foret ». Et voilà et c’est une peur normale mais il faut la dépasser mais clairement pour moi c’est plus facile de faire les vidéos et en plus ce qui est génial c’est qu’à partir d’une vidéo, on peut ensuite transposer cette vidéo dans les deux autres types de contenu. Donc on créé une vidéo, on la publie sur Youtube, on la met sur son blog, on extrait le mp3 de la vidéo, donc la piste audio, et puis on en fait un podcast qu’on met sur iTunes et puis la vidéo on la fait transcrire et hop ça fait du texte qu’on met en dessous de la vidéo et du coup ça permet d’avoir, d’être présent, et puis sur la vidéo on la met pas que sur YouTube on la met sur Dailymotion, on la met sur Facebook, on la met sur Vimeo, etc etc. Pareil, le podcast, on le met sur iTunes, on le met sur sound cloud etc etc. Donc du coup on a le même contenu qui est dupliqué partout mais sans avoir la pénalité du duplique and content de Google puisque ce n’est pas du texte et le texte on le met sur notre blog, ce qui fait que ça amène du trafic longue traîne via les moteurs de recherche. Donc on a le beurre, l’argent du beurre et tout le reste. Et tout ça pour une quantité de travail qui est finalement assez minimale. Aujourd’hui, une vidéo, après j’ai fais beaucoup de vidéos quand même pour ma chaîne Youtube mais aujourd’hui une vidéo qui dure 5 minutes, ça me demande peut être 10 minutes en tout et pour tout de travail avec l’idée, le tournage et puis voilà. Puis après mon équipe se charge de tout le reste, se charge de faire toutes ces transformations, et j’ai ce contenu là qui m’a pris 10 minutes de travail, qui va être dupliqué, qui va être peut être sur une quinzaine d’endroits différents et parfois à fort trafic et qui va m’amener des prospects, des clients pendant 5-10-15 -20 ans sans que je fasse rien. Donc c’est assez extraordinaire comme effet de levier en fait.

O.C: Oui, tu expliquais au tout début, ça fait peur etc et j’ai vu une de tes vidéos, qui m’a, j’ai appliqué ce que tu disais, ça m’a beaucoup fait rire derrière c’est parce que, tu expliquais que les premières elles font toujours peur mais qu’il faut pas en avoir honte et tu expliquais d’aller voir les premières vidéos des gros Youtubeurs et je suis allé voir quelque uns et oui il y en a qui partent d’assez loin, c’est assez drôle de voir où ils sont arrivés quoi.

O.R: Mais oui. Voilà. Quand on voit les super Youtubeurs qui cartonnent aujourd’hui, on trouve ça super pro, les codes sont top, il y a bon rythme, on est mort de rire etc, on pourrait se dire « wouah jamais j’arriverais à leur niveau » mais quand on regarde leur première vidéo c’est souvent assez édifiant et ça encourage fortement à se lancer aussi même si on n’a pas forcément l’objectif d’atteindre leur niveau tout simplement. Et puis c’est ce que je dis toujours, au début quand on publie ses premières vidéos, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise nouvelle c’est qu’au début il y a que votre mère qui va aller voir votre vidéo, et la bonne nouvelle c’est qu’il y a que votre mère qui va aller voir votre vidéo donc vous vous en foutez complètement si c’est pas une bonne qualité ou pas, si c’est d’une bonne qualité ou pas. Vous faites et puis au fur et à mesure, vous allez améliorer vos compétences au même moment que vous développez votre communauté. Alors si vous avez déjà un site e-commerce qui marche, bien sur c’est différent. Mais voilà, faut quand même à un moment, osez dépasser sa peur et puis créer quelque chose.

O.C: Hum hum. Ok on va revenir rapidement à ton livre. Donc qu’est-ce qu’un e-commerçant en fait pourrait retirer de la lecture de ton livre et est-ce qu’il a des choses qu’il pourra appliquer directement en fait sur son business ?

O.R: Alors écoutes, sur la première partie, sur la critique du système éducatif, je pense que ça peut être quelque chose qui peut l’intéresser pour ces enfants s’il en a, éventuellement par curiosité intellectuelle. La deuxième partie, sur comment hacker son apprentissage, je pense qu’en gros, c’est utile à tout le monde aujourd’hui on vit dans un monde qui va de plus en plus vite et c’est super important de rester, de garder son cerveau affûté et puis d’apprendre des choses en permanence toute sa vie, donc là je partage vraiment des méthodes qui sont scientifiquement prouvées pour booster son QI, sa volonté, sa capacité d’attention, sa productivité et puis sa capacité d’apprentissage, ça clairement ça forme un excellent socle après pour tout le reste de la vie et la troisième, c’est comment avoir une entreprise qui est au service de sa vie et c’est tout à fait adapté au e-commerce aussi. Et ben j’en parle d’ailleurs, je parle même de choses qui sont très spécifiques au e-commerce comme récupérer les amendements de panier et ce genre de chose. Je pense que la troisième partie est ce qui va constituer vraiment le cœur de l’intérêt des e-commerçants pour ce livre.

O.C: Ok, est-ce que dans ton livre, tu abordes une partie sur les langues étrangères parce que justement moi je suis assez étonné du nombre de e-commerçants qui ne maîtrisent pas l’anglais alors que…

O.R: Mais ce n’est pas si étonnant que ça. Justement c’est un des plus grands échecs du système éducatif français et même francophone en général, à part le Québec, c’est d’être aussi mauvais dans l’apprentissage des langues étrangères alors que tout le monde s’accorde aujourd’hui pour dire que c’est important. Il y a que 19% pour français qui déclarent se sentir suffisamment en confiance pour parler dans une langue étrangère, enfin même pas pour parler, pour faire un dialogue dans une langue étrangère, c’est quand même ahurissant, de voir, de constater à quel point le système éducatif échoue à quelque chose d’aussi important et vital dans le monde d’aujourd’hui. C’est fou et donc effectivement, du coup non seulement, je montre ça en exemple, du problème du système éducatif aujourd’hui mais je donne aussi toute une méthodologie pour hacker son apprentissage des langues parce que pour moi c’est très important. Et je l’ai appliqué récemment tu as peut être vu la vidéo, puisque je me suis mis à apprendre le portugais, le portugais du Brésil, et 8 mois après avoir démarré ben je l’ai parlé devant 1600 personnes il y a, au Brésil, j’ai été interviewé pendant 10 minutes dans cette langue par un Youtubeur brésilien. Alors je suis encore loin d’être bilingue mais j’ai déjà un niveau suffisant pour avoir des conversations simples et pouvoir gérer des interviews donc c’est sympa et puis c’est tellement, excitant, intéressant d’apprendre une nouvelle langue, découvrir une nouvelle culture, de te rendre compte rapidement que tu fais des progrès, que tu peux interagir avec les gens, c’est extraordinaire.

O.C: Oui, sachant qu’en plus apprendre une nouvelle langue, c’est pas juste apprendre les nouveaux mots, c’est vraiment, presque un état d’esprit différent je trouve.

O.R: Oui, je sais plus qui disait « apprendre une nouvelle langue, c’est comme d’avoir un nouvel œil qui te pousse sur le front ». Ce n’est pas seulement une manière de communiquer, si aussi une manière de penser le monde, puisque finalement le langage c’est une interface avec la réalité et comme tout interface influence finalement la manière dont va être utilisée la chose avec laquelle elle s’interface. Donc là, la langue influence la manière dont on interagie avec la réalité donc c’est très intéressant. Je discutais avec une linguiste justement qui me disait que sa passion c’était de trouver des mots qui ont pas d’équivalent dans d’autres langues parce que quand on trouve des mots comme ça qui sont pas traduisibles dans d’autres langues, on trouve des concepts sur lesquels cette langue a une plus grande, si tu veux, pertinence par rapport à la réalité si tu veux. Donc c’est voilà, c’est fascinant et même au delà de ça, moi aujourd’hui j’ai un niveau par exemple suffisant en anglais, pour penser en anglais, je ne pense pas de la même manière quand je pense en anglais que quand je pense en français. Je n’ai pas la même énergie, je n’ai pas le même rapport aux choses. C’est intéressant, c’est difficile à décrire mais c’est intéressant. Et puis bien sur, on a accès à une nouvelle culture, c’est fou de se rendre compte rien qu’en anglais, le nombre de livres publiés en langue anglaise qui seront jamais traduits en français, c’est juste la folie. C’est la folie. Il y a la très grande majorité des livres publiés en anglais seront jamais traduits en français.

Olivier Clémence: Oui, ben pour le coup, moi j’essaye de lire pas mal de livres du personnal nba.

Olivier Roland: Oui ben voilà dans le personnal nba, si je rappelle bien, tu as un tiers des livres sur les 99 qui ont été traduits en français, c’est quand même hallucinants. Alors que c’est censé être les meilleurs livres de business du monde donc ça montre le manque, si tu veux, de enfin toute la culture de laquelle on se coupe quand on reste cantonné à une seule langue.

O.C: Ben écoutes on arrive à ma dernière question. Est-ce que tu peux nous donner la date de sortie du livre et comment on pourra se le procurer, où et quand ?

O.R: Oui ben écoutes il sort le 23 septembre dans toutes les bonnes librairies françaises, suisses, belges, québécoises et dans les DOM-TOM aussi et il sera aussi disponible sur le Kindle d’Amazon partout dans le monde, sur l’iBook Store et sur le Kobo pour tous les francophones expatriés ou ailleurs en Afrique, par exemple, qui voudraient se procurer le livre.

O.C: Ok, ben écoutes super, merci.

O.R: Ben écoute merci à toi Oliver.

O.C: Allez, ben écoutes je te souhaite une bonne journée.

O.R: Merci à toi. Salut.

O.C: Ciao.

 

Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études
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