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Comment Stéphanie gère sa boutique de mariage à mi-temps

J’ai eu l’occasion d’interviewer Stéphanie du site mariagesurmesure.be. Elle partage avec nous les différentes solutions quelles a mises en place pour optimiser son temps de travail pour gérer sa boutique et son job à mi-temps.

 

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Olivier Clémence : Bonjour je suis actuellement avec Stéphanie du site mariagesurmesure.be. Donc ben Stéphanie m’a écrit un mail pour savoir si je pouvais l’interviewer et son profil m’a intéressé et je pense qu’il vous intéressera donc je vais la laisser se présenter. Bonjour Stéphanie, est-ce que tu peux te présenter, nous dire un petit peu ce que tu fais ?

 

Stéphanie : Bonjour Olivier, donc voilà j’ai une boutique en ligne de décorations mariage. Je vends des articles de décoration de très très générale et en plus de ça, à côté de ça je propose également de la location de matériel, partout en Belgique. Et je suis également décoratrice mariage. 

 

O.C : D’accord. Donc qu’est-ce qui t’a donné envie de te mettre à l’e-commerce ?

 

S : Alors il y a sept ans je me suis mariée et j’ai acheté toute ma décoration en France ou sur des sites à l’étranger et je me suis rendue compte qu’en Belgique on n’avait pas de sites et ni de boutiques donc voilà c’est pour ça que je me suis lancée.

 

O.C : D’accord donc l’idée en fait c’est de prendre une part de marché sur la Belgique et où il n’y a pas encore vraiment de marchés. 

 

S : Il n’y avait pas de marchés il y a sept ans, maintenant on est trois gros e-commerçants et on en a quelques uns qui se sont bloqués en plus il y a quelques années. Donc voilà maintenant je ne suis plus la seule sur le marché Belge mais il y a sept ans en tout cas il y avait personne.

 

O.C : Ok d’accord. Et toi tu t’es lancée quand ?

 

S : Il y a sept ans mais je me suis vraiment lancée de manière totale il y a deux ans après ma deuxième fille où j’ai vraiment eu envie de développer mon activité.

 

Olivier Clémence : Ok d’accord. Et donc tu m’expliquais que tu es à mi-temps c’est ça actuellement ?

 

Stéphanie : Oui, donc il y a un an j’ai fait le pas de passer mi-temps à mon travail pendant deux ans le temps d’essayer de développer plus mon activité parce que ça prend beaucoup de temps et que ce n’est pas toujours évident entre la vie de famille, le travail, d’avoir un e-commerce à côté. Et donc j’ai fait le choix de passer mi-temps pour deux ans pour booster mon activité et voir si je pourrais en vivre de manière mi-temps ou pourquoi pas à long terme de manière temps plein et de faire que ça, ça sera à voir.

 

O.C : D’accord, ok. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu avec quel budget tu as lancé ton activité de e-commerce ?

S : Alors je sortais d’un mariage, on a fait la lune de miel donc je n’avais pas du tout de budget donc ça m’a coûté je crois, c’est 250€ c’est l’inscription pour créer mon entreprise, faire les démarches administratives et après j’ai investi au fur et à mesure et j’ai commencé avec un petit stock et j’ai fait moi même mon site pour effectivement essayer de réduire le plus possible mes marges. Donc je n’avais pas vraiment un capital de départ.

 

O.C : D’accord, donc tu as vraiment plutôt investit du temps en plus de ton travail salarié, pour justement économiser vu que tu n’avais pas forcément de…

 

S : Et avec chaque salaire que je recevais de mon boulot ben j’ai pu avec ça, racheter un peu plus de stock et développer mes activités. L’avantage ici c’est que je travaille à partir de mon domicile donc je n’ai pas de salaire à avoir, je n’ai pas de loyer, je n’ai pas besoin de salaires vu que j’ai mon salaire à côté donc voilà ça m’a permis de dès que j’avais un peu d’argent de côté ben de l’investir dans mon e-commerce. 

 

O.C : D’accord, ok. Et du coup tu avais évidemment du temps, étant donné que tu avais ton salaire régulier qui tombait, tu n’avais pas d’ultimatum à ce niveau. Et du coup tu dis travailler chez toi donc tu stockes aussi tout tes produits chez toi ?

 

S : Alors là c’est devenu un gros problème parce que bon j’ai une pièce où je suis pour l’instant dedans elle fait 15 m² où là je reçois mes clients parce qu’il y a certains clients qui veulent venir chercher la commande parce qu’ils veulent pas payer de frais de port, ils sont à côté de chez moi et alors j’ai 60 m² dans ma cave que j’ai installé en tant que magasin et j’ai un garage à côté et donc là je cherche un endroit pour m’installer parce qu’au niveau du stock ça devient compliqué à gérer à partir d’ici. 

Stéphanie pourrait utiliser cette technique pour calculer ses frais de port afin de les offrir plus facilement à ses clients tout en augmentant son panier moyen.

 

Olivier Clémence : D’accord, donc il y a vraiment une volonté de grossir parce que ça devient compliqué à domicile. 

 

Stéphanie : Oui puis même maintenant je reçois des clients pour la location donc l’e-commerce reste mon point d’entrée pour les clients mais les clients veulent venir voir le matériel, veulent venir signer les contrats, ou me rencontrer et donc voilà je cherche un endroit pour m’installer, faire un genre de show room, chercher, que sur rendez-vous et le e-commerce resterait mon point d’entrée central.

 

O.C : D’accord, ok. Et combien d’heures par semaine tu consacres sur ton e-commerce ?

 

S : Je dirais plus ou moins 3h par jour quand même, ça prend beaucoup de temps parce que je gère mes commandes et une fois que j’ai géré mes commandes, je fais ma comptabilité, l’administratif, les devis, et il faut encore en plus de ça, gérer le référencement de la boutique, sa pub sur Facebook ou des choses comme ça donc en moyenne je passe 3h par jour. 

O.C :D’accord et est-ce que du coup tu arrives à gérer tout ça ? Parce que tu me disais que tu as des enfants aussi. 

 

S : Oui, j’ai deux enfants.

 

O.C : Et tu arrives à mixer le tout entre ton travail, le e-commerce, les enfants et peut être s’occuper de la maison ?

 

S : C’est pour ça que je suis passée mi-temps. Donc en fait, je travaille à mon autre boulot de 8h à midi plus ou moins, je rentre ici je mange et de 1h à 1h30 vers 3h je fais mes commandes, mes devis, ma comptabilité, des choses comme ça puis je vais chercher les enfants et je retravaille le soir quand c’est nécessaire. J’ai pris le pas de faire ma publicité, mon Facebook, mon référencement un peu devant la télé assise entre travail et plaisir. 

 

O.C : D’accord, ok, ok. Bon ben tu as un peu répondu à ma question d’après qui était de savoir un petit peu comment t’organisais ta journée par rapport aux différentes taches à faire donc tu disais, le référencement et tout ce qui est pub, Facebook, tu le fais toi même, tu t’es formée toute seule au référencement ?

 

S : Alors j’ai eu la chance, c’est qu’il y a eu une tournée digitale d’un ministre belge qui a voulu formé en fait les PME au digital et donc c’est comme ça que je me suis formée. J’étais 6 après-midi chez Google où en fait ils ont donné une après-midi d’explications sur chaque outil et c’est là que je me suis rendue compte que je faisais certaines choses de manière intuitive et d’autres que je ne connaissais absolument pas. Et donc là pour les vacances, j’ai acheté un bouquin sur le référencement et donc depuis le début de l’année, c’est devenu une priorité pour moi, c’est de m’informer, d’apprendre et maintenant de faire mon référencement moi-même. 

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Olivier Clémence : D’accord, ok. Alors moi j’adore les livres, j’en lis beaucoup, sur ma chaîne, il y a beaucoup de critiques de livres, c’est quel livre que tu as acheté si tu t’en rappelles ?

 

Stéphanie : Il est en dessous de ma pile de bureau mais je crois que c’était Andrieu ? Non.

 

O.C : Oui, Olivier Andrieu.

 

S : Voilà, c’est ce bouquin là que j’ai lu pendant les vacances, c’était pas mal et j’ai aussi acheté un livre que tu avais commenté il y a mi-août sur ton site, qui était le référencement par la technique ou quelque chose dans le genre mais celui là je l’ai pas encore mis en pratique. Il est peu trop compliqué pour moi.

O.C : Oui voilà, il est bien plus avancé après voilà ça va s’adresser, il y a toute une partie qui va s’adresser aux personnes comme toi qui ont déjà, notamment le livre d’Olivier Andrieu qui va aborder, de façon générale et de façon assez simple pas mal de points, et après c’est vraiment l’étape suivante et il y a quand même des éléments techniques qui vont vraiment être difficiles à mettre en place, notamment ils expliquent qu’il y a du code pour mettre des robots en place etc, je pense que ça c’est des choses que tu n’auras pas forcément besoin mais voilà pour l’optimisation d’un site ça peut être très intéressant comme livre. 

 

S : Voilà et à côté de ça, j’ai pris une licence pour pouvoir optimiser moi-même mon référencement et voir où j’en suis donc j’avais commencé par rankinko, j’ai là je suis passée sur Optimize me et donc ça, ça apprend à faire mon référencement un peu toute seule, de voir un peu où je suis et de voir si j’évolue et c’est comme ça que j’ai appris au fur et à mesure ce qui était les choses qui fallait remplir, pas remplir et un peu comment les remplir aussi. Donc ça ce n’était pas évident au début de savoir un peu comment ça fonctionne.

 

O.C : D’accord, ok. Donc tu me disais tu travailles à peu près 3h par jour et parfois un petit peu le soir devant la télé, tu arrives du coup à dégager à peu près combien de chiffre d’affaire, est-ce que tu peux nous partager ça par mois ?

 

S : Alors, moi mon travail est saisonnier donc je travaille vraiment d’avril à septembre mais de manière générale je dirais que j’ai un chiffre d’affaire de 2000€ par mois en moyenne. Mais par exemple, le mois de décembre, je n’ai presque pas de chiffre d’affaire et ça recommence en janvier donc voilà, c’est pour plus ou moins faire une moyenne.

 

Olivier Clémence : D’accord, ok et donc du coup là actuellement ce n’est pas encore suffisant d’après toi pour garder ton activité à mi-temps ?

 

Stéphanie : Non pas du tout parce que, allez quand on regarde tous les, où il faut payer la TVA, il faut payer, en Belgique je ne sais pas si vous avez ça en France mais on doit payer les cotisations sociales et après nos impôts et donc il faut enlever aussi les produits qu’on achète donc moi j’avais calculé que pour rester mi-temps il fallait au moins que je gagne 5000€ par mois. Si je veux garder mon…

 

O.C : D’accord et tu as une marge, tu as calculé à peu près la marge moyenne que tu as sur tes produits ?

 

S : Alors sur mes produits je prends le prix de hors TVA et je fais entre 2 et 3, pour avoir mon prix de vente en fonction des articles que je vends mais en même temps, ma boutique en ligne est un appel à la clientèle donc c’est aussi voulu de pas mettre trop cher et dans le but aussi de ravoir la clientèle sur la partie décoration, mise en place et location de matériel où là ma marge est plus importante étant donné que le matériel est à moi et que c’est mon travail à l’heure qui est payé.

 

O.C : D’accord, ok.

 

S : Et je voulais aussi me différencier par rapport, je ne voulais pas mettre plus cher que sur des sites français pour essayer de garder la clientèle belge pour pas qu’elle aille acheter à l’étranger ou même maintenant avec Ali Express ou des choses comme ça, beaucoup de gens savent acheter facilement en Chine donc il faut trouver le bon compromis au niveau prix, ne pas perdre trop d’argent. Ne pas vendre à perte mais en même temps, prendre un prix d’achat et le faire fois 4 ou fois 5 et de vendre rien ce n’est pas intéressant non plus quoi. Voilà ce n’est pas toujours évident de trouver le bon prix donc moi je fais entre fois 2 et fois 3 en fonction des articles. 

 

O.C : D’accord donc en gros tu t’es mis au même niveau que le marché actuel mais toi ta plus value c’est que derrière tu peux apporter la prestation de services et les conseils par rapport à tes produits et la mise en place de la décoration après.

 

S : Voilà, mon chiffre d’affaire a augmenté surtout quand j’ai commencé la location et les gens en fait cherchaient de la location, n’en avaient pas mais ils arrivaient à la boutique et ils demandaient s’ils connaissaient des gens donc voilà ça m’a permis d’étendre ma clientèle donc de garder la même clientèle mais qui prend beaucoup plus et donc comme ça j’arrive à m’y retrouver. 

 

Olivier Clémence : D’accord, ok. Alors tu me disais tu fais du référencement aussi du Facebook. Est-ce que tu as essayé d’autres choses que ces deux éléments là et d’après toi qu’est-ce qui fonctionne le mieux ?

 

Stéphanie : Alors, il y a deux ans j’ai essayé Google Shopping j’ai trouvé que ça n’avait pas vraiment donné et ici j’ai décidé de recommencer il y a deux semaines. Donc voilà le Google Shopping je trouve ça bien parce que ça apparaît en premier dans les résultats Google donc au moins on est visible, on paye au clic mais c’est vrai que les gens n’ont pas encore pris l’habitude d’aller toujours regarder. Donc j’ai remarqué que par exemple j’avais beaucoup moins de clics que quand je faisais une campagne AdWords. 

 

O.C : D’accord.

 

S : Mais en même temps je me suis pas amusée non plus à mettre tout mon catalogue j’ai seulement mis les produits qui sont recherchés le plus possible dans Google donc j’ai trouvé mes mots-clés les plus recherchés dans Google et je ne fais du Google Shopping que sur ça.

 

O.C : D’accord.

 

S : Ce qui marche bien pour l’instant et j’ai recommencé cette année-ci parce qu’en fait moi ici on est au mois de septembre et je cherche maintenant ma clientèle de l’année prochaine en fait. Les gens prospectent à partir de septembre à décembre donc là je dois vraiment être, essayer d’acquérir ma nouvelle clientèle pour je sais qu’ils vont acheter qu’à partir de janvier. Certains achètent un peu plus tôt et donc cette année-ci pour acquérir ma clientèle j’ai fait le choix de ne pas faire de salon du mariage parce que ça revient très cher et de mettre tout dans ma publicité Facebook. Et donc là je fais de la publicité très intensive depuis trois quatre semaines, ça commence déjà à pas mal, à porter ses fruits parce que j’ai eu, j’ai plus ou moins 200 likes en plus sur ma page par semaine.

 

O.C : Ah oui d’accord donc oui tu as une bonne croissance…

 

S : J’ai commencé il y a trois semaines.

 

Olivier Clémence : Ok d’accord. 

 

Stéphanie : Donc mon but cette année-ci c’est de, je me rends compte que les clients sont beaucoup sur Facebook et Pinterest. Bon Pinterest il n’y a pas la partie publicité et tout ça donc je mise beaucoup sur Facebook cette année. C’est un premier essai, l’année passée je l’ai pas fait mais ici je suis très très contente parce que les gens likent, j’ai déjà pas mal de demandes de devis et donc au moins ça compense, c’est beaucoup moins cher que les salons professionnels.

 

O.C : Oui et d’autant plus que Facebook, surtout pour ce qui est mariage, les gens ont tendance à partager beaucoup, ils sont très heureux de s’être marié, d’avoir un beau mariage, une belle décoration et donc du coup je pense maintenant, un des réflexes qu’ils ont c’est d’aller le partager sur Facebook, donc je pense qu’une fois que tu as une grosse communauté sur ta page Facebook, tu auras moyen d’animer ça assez facilement et du coup essayer de faire une émulation et te faire connaître d’autant plus …

 

S : Mais l’avantage avec Facebook c’est qu’on peut cibler sur les mots. Donc j’ai choisi mariages et fiançailles et donc je sais que la clientèle qui arrive chez moi c’est une clientèle qui va se marier dans les années qui vont arriver. Donc ça c’est l’avantage, c’est qu’on peut vraiment cibler son public donc voilà. Je suis dans pas mal de groupes de discutions aussi sur Facebook mais bon les 3/4 on peut pas faire sa pub mais j’ai déjà remarqué qu’en faisant ma pub, il y en a qui font ma pub via les groupes où on a pas le droit de la faire donc je me rends compte que ma pub passe bien auprès du public et après certaines mariées refont ma pub auprès d’autres mariées. Donc voilà, pour l’instant je me laisse beaucoup d’espoirs cette année-ci dans Facebook. Chaque année je change un peu ma, voilà ici cette année-ci j’ai décidé de faire un peu plus de marketing digital. 

 

O.C : D’accord et donc tu mesures un petit peu au niveau des ventes et des contacts que tu obtiens selon les canaux…

 

S : Ben ici, ce n’est pas assez, j’ai que trois semaines de recul et je sais que les gens ne font que de la prospection donc je pourrais revoir la retombée qu’à partir de mars/avril de l’année prochaine où là j’aurais vraiment du recul. Parce que ici je sais que ma boutique par exemple, je vends beaucoup moins de septembre à décembre parce que la période de mariages est presque finie et là on attaque les nouvelles mariées. Mon but aussi est d’ouvrir d’autres boutiques justement pour palier à ce manque de clientèle à cette période-ci donc mon but est d’ouvrir, en fait Prestashop offre la partie multi boutiques donc je l’ai mis en place l’année passée entre noël et le nouvel an je me suis amusée à configurer mon site pour qu’il soit multi boutiques et là j’ai presque ma deuxième boutique qui est en place et donc le but à partir de maintenant c’est de la terminer, de faire mes descriptions et tout ça et de la lancer je dirais j’espère pour dans un mois ou deux. 

 

O.C : D’accord, ok.

 

S : Maintenant j’ai galéré au début pour que ça marche, donc c’est pour ça que ma période a commencé donc c’est toujours une question de temps. J’ai commencé ça il y a presque 10 mois mais j’ai du la mettre en pause pendant 6 mois parce que j’étais fort occupée et maintenant que je suis en plus basse saison j’ai l’occasion de pouvoir recommencer et voilà parce que ça prend beaucoup de temps à mettre en place. 

 

Olivier Clémence : Oui, alors c’est vrai que, comme tu le dis, pendant ta période, la période où tu vas vendre ben tu vas forcément être très occupée donc c’est vrai quand je discute avec des e-commerçants, les entreprises qui sont très liées à une saison de l’année il y a un risque parce qu’il faut être vraiment très actif à ce moment là, on peut pas vraiment se permettre d’être malade et tout ça parce que tu vas faire une grosse partie de ton chiffre d’affaire à ce moment. D’un autre côté il y a un avantage, c’est qu’on a une période creuse, si on a bien travaillé sur la période, on peut après du coup profiter de la période creuse pour voilà développer d’autres choses et avancer. Ce qui est pas forcément évident sur un commerce qui va marcher sur toute l’année où là, il faut réussir à toutes les semaines se débloquer du temps pour avancer sur un autre projet pour faire croître au fur et à mesure. Donc c’est vrai que du coup, c’est une façon de voir les choses et ça peut être très efficace. Ta deuxième boutique, tu m’as dit c’est pour vendre quels types de produits ?

 

Stéphanie : Alors ce serait pour vendre tout ce qui est anniversaire. Donc j’ai acheté le nom de domaine qui est anniversaire sur mesure, j’ai déjà fait tout le paramétrage dans OVH et en fait je vends une grosse partie dans mes produits qui sont les mêmes et donc c’est ça l’avantage de multi boutiques avec Prestashop c’est que quand ça va être enlevé du stock dans une ben ça sera automatique enlevé dans l’autre. Mais bon, j’ai pas mal galéré au début pour pouvoir configurer, maintenant tous mes produits sont dedans et voilà il faut faire un peu la description et ça c’est la partie, je dirais, la plus facile mais qui prend encore quand même pas mal de temps.

 

O.C : D’accord et sur l’anniversaire, tu vas proposer aussi tes services en tant que décoratrice ?

 

S : Oui parce qu’en fait en faisant ma pub sur Facebook ces trois dernières semaines, j’ai pas mal de gens qui m’ont demandé pour les baptêmes donc ça sera mon troisième site, qui va arriver j’espère pour le début de l’année prochaine et on m’appelle également pour les anniversaires. Donc c’est pour ça que j’ai voulu développer mon activité sur les deux autres domaines où là il y a pas de périodes creuses en plus donc ça c’est un avantage.

 

O.C : D’accord. Donc si on résume là actuellement tu as ton activité sur le mariage plus la prestation de services en tant que décoratrice de mariages et tu vas avoir donc les anniversaires et les baptêmes, ça va faire du boulot à venir.

 

S : Et les baby showers, c’est à la route. 

 

O.C : D’accord, ça va faire du boulot à venir en effet donc il y a des chances que le mi-temps soit même plus suffisant. 

 

S : Il ne faut pas dire ça à mon chef il ne sera pas content.

 

Olivier Clémence : D’accord.

 

Stéphanie : Ça c’est la crainte de mon chef c’est que j’arrête à cause de… et que je développe totalement mon activité mais bon ça c’est autre chose. 

 

O.C : D’accord.

 

S : Normalement, j’ai un bon compromis à mi-temps et en fait une fois que la boutique est rodée je trouve qu’elle se gère facilement. La gestion de commandes, le traitement, j’ai tout automatisé par exemple. Ici, j’ai un module bipost et quand je passe une commande à partir de mon Prestashop, ça génère automatiquement l’étiquette donc gérer les commandes ça va très très vite. Ce qui prend du temps c’est vraiment le développement de nouvelles activités. 

 

O.C : D’accord, du coup c’est une très bonne introduction sur ma prochaine question c’est que justement je voulais savoir est-ce que, pour gagner du temps, tu soustraites certaines choses donc tu m’as dit que tu automatisais mais est-ce qu’il y a d’autres choses que tu sous-traites que tu ne peux pas automatiser ?

 

S : Alors sous-traiter le problème c’est que ça coûte de l’argent et que quand je reste petite et j’ai voulu faire vraiment tout toute seule. Donc la chose que j’ai sous-traité c’est que je n’écris pas très bien et je trouve que pour avoir un site il faut faire une belle page d’intro avec du texte et surtout pour Google maintenant, Google a le contenu, et donc j’ai trouvé un site qui s’appelle Cinq euros et sur lequel en fait pour 5€ j’ai quelqu’un qui m’écrit un article pour 500 mots et donc ça c’est vraiment la seule partie que j’ai sous-traité.

 

O.C : D’accord, ok et donc tu es satisfaite de cette prestation que tu as eu ?

 

S : Alors j’avais trouvé quelqu’un qui était très bien mais elle a arrêté hélas, ici j’ai trouvé une autre qui est moins bien et maintenant j’ai une amie qui m’a proposé de travailler au même tarif parce que bon en même temps 5€ pour 500 mots ce n’est pas très cher donc voilà. Mais je ne pourrais pas me permettre de prendre une agence, par exemple une agence web pour faire mon site, ou pour faire le référencement parce que ça, automatiquement ça monte très vite le budget et mon but c’était de vendre et d’avoir un magasin, mon show room à long terme et donc je ne pouvais pas me permettre de prendre cet argent là pour le mettre dans mon référencement donc j’ai préféré apprendre moi-même. J’ai installé un module, ça fait 3 ans maintenant, que je suis sur Prestashop parce qu’avant j’étais sur os commerce et j’achète des modules au fur et à mesure. Par exemple, je me suis rendue compte que je prenais beaucoup de temps à, quand je changeais quelque chose sur ma boutique, par exemple je vais changer dans 4-5 produits ben j’ai acheté un module qui me permet d’étiqueter directement sans passer par chaque fiche projet heu produit par exemple. Donc voilà, j’essaye au fur et à mesure, d’agrémenter ma boutique de plugins que je trouve intéressants. 

 

Olivier Clémence : D’accord c’est une bonne démarche dans la mesure où tu… Alors après voilà selon la vitesse de croissance qu’on a besoin parfois on est obligé de sous-traiter plus vite pour justement, ne pas passer trop de temps sur certaines choses, mais voilà toi dans la mesure où, comme on le disait au début, t’as pas forcément tout de suite de, du fait que tu as un emploi à côté tu as ton salaire qui arrive tous les mois donc tu as moins d’ultimatums qu’une autre personne qui voudrait se lancer dans l’ecommerce et qui aurait que ça et du coup c’est vrai que, entre guillemets, tout faire par soi-même, moi c’est pas quelque chose que je conseille à long terme, mais tout faire par soi-même, ça permet de tout tester et de voir vraiment ce qu’on a envie d’utiliser, ce qui fonctionne etc et après éventuellement de voir quelle méthode nous on emploi et demander à quelqu’un de le faire et pour que ce soit bien fait. Parce que justement, voilà, les services que tu as utilisé à 5€, parfois on a des, on peut avoir des très bons résultats et parfois des mauvais résultats et pour utiliser ce genre de services de manière efficace, l’idéal c’est d’avoir une procédure bien précise et claire de ce qu’on veut faire. 

 

Stéphanie : Ben ce genre de services, il faut ne pas demander non plus de trop non plus. On sait très bien qu’on paye 5€ parce que bon des fois on trouve sur ces sites, je vous résous des bugs pour 5€, je fais des trucs pour 5€, ça on sait très bien qu’au niveau qualité ce n’est pas terrible. Par contre, l’écriture moi je suis assez contente du service. J’ai utilisé la même chose pour faire mes logos par exemple. Sur le site anglais Fiver à l’époque, mon logo, mes cartes de visites, mes flyers viennent de là.

 

O.C : Oui, Fiver aussi c’est un site que j’utilise de temps en temps mais de la même façon il faut bien filtrer un petit peu les propositions qu’on a parce que le résultat n’est pas toujours idéal mais oui oui c’est un bon moyen de sous-traiter.

 

S : Mais c’est vrai que pour quelqu’un qui veut se lancer totalement, l’avantage de passer par une agence web, c’est qu’on est référencé beaucoup mieux et beaucoup plus vite. Moi par exemple, je me suis intéressée au référencement que depuis le début de l’année donc voilà. Parce que le problème quand on fait tout, tout seul, c’est qu’on ne peut pas attaquer tout de front et il faut choisir celui qui, ce qu’on veut mettre en avant en priorité et maintenant moi ça ici c’est mon référencement ben l’année passée ce n’était absolument pas ça donc voilà.

 

O.C : Oui, oui, après c’est sur ça permet d’aller bien plus vite. Donc tu nous as, tu as un peu répondu à la question que j’ai après, c’était de savoir où tu allais dans un an donc tu voulais, tu as deux autres boutiques à lancer c’est ça ?

 

S : Oui, deux autres boutiques et j’aimerais bien avoir mon espace privé donc plus travailler à partir de mon domicile. Donc ça c’est pas priorité, mon but c’est de au moins faire x2 mon chiffre d’affaire pour l’année prochaine.

 

O.C : D’accord donc du coup, si tu as un local dédié pour ton entreprise ça va vouloir, ça veut dire qu’il va falloir ramener encore plus parce qu’il va falloir le payer etc etc. 

 

S : Tout à fait.

 

Olivier Clémence : Ok, ben écoutes on arrive à ma dernière question. Est-ce que tu aurais des conseils à quelqu’un pour un e-commerçant, enfin quelqu’un qui voudrait se lancer dans le e-commerce à mi-temps ? Donc comme toi, pas forcément beaucoup de temps etc, quels conseils tu pourrais lui donner pour aller dans la bonne direction ou éventuellement quelles erreurs tu as pu faire que tu peux nous partager et que lui pourrait éviter de faire ?

 

Stéphanie : Le plus dur c’est quand on est mi-temps ou salarié comme j’ai été au début, c’est de prendre du temps et donc il faut avoir une certaine discipline. Donc moi je me suis obligée d’avoir un certain horaire et je le respecte. Donc tous les jours, je sais que je travaille de 1h30 à 3h15 avant d’aller chercher mes enfants et même si des fois j’ai envie d’être dans mon fauteuil ben non je sais que je dois faire ma compta. Parce que le problème quand on a un boulot à côté ben c’est ce qu’on dit on le fera demain, demain, demain et en fait on avance jamais et moi c’est ce qui s’est passé au début de mon activité. C’était un hobby donc je le faisais mais je le faisais pas énormément et donc mon activité n’a jamais pris, c’est seulement il y a 2 ans quand j’ai eu ma deuxième fille j’ai vraiment eu envie de gagner ma vie avec mon activité dans le but pour aller chercher les enfants à l’école ou des choses comme ça et donc c’est vraiment là que j’ai commencé à me développer pourquoi ? Parce que là je me suis forcée d’avoir un cadre et ici je me suis installée une pièce aussi où je m’enferme dans ma pièce pour faire ma comptabilité et tout ça pour pas être dans la maison parce que sinon on a tendance à faire des trucs dans la maison ou à se reposer avant d’aller chercher les enfants et alors à cause de ça on avance jamais. Donc ça c’est vraiment le plus dur, c’est quand on ne fait pas ça full time, c’est de s’imposer un certain rythme.

 

O.C : D’accord, oui c’est en effet des très bons conseils, j’ai rédigé un article sur le sujet il y a pas très très longtemps. Se, comme tu dis, se réserver une pièce c’est très important parc que déjà bon alors toi à priori tes enfants sont pas encore là quand tu travailles mais si tu étais amenée à travailler quand tes enfants sont là ben avoir ta pièce ça te permet de t’isoler et que leur apprendre à justement pas te déranger à ce moment là et puis ça permet aussi de bien disposer ton espace de travail en fait pour pas perdre de temps à aller sortir ton truc, l’installer et tout parce que si un coup tu travailles dans le canapé, un coup sur la table basse, un coup etc, tu es jamais dans la même disposition et tu perds du temps à t’installer. Quand on a, à peine, 3 heures par jour pour travailler, on ne peut pas perdre une demi-heure à s’installer. 

 

S : Et même mon stock par exemple, il est en bas il est dans un espace qui est dédiée à ça, il est optimisé pour, ici maintenant je me suis achetée des armoires, j’ai acheté même les armoires comme on trouve en boutique pour mettre mes articles dans le but de faire mes commandes très très vite. Donc une commande je passe plus ou moins 10 minutes par commande. Donc ça dépend du montant de la commande et de la quantité des articles mais normalement une commande me demande 10 minutes de traitement en tout cas.

 

O.C : Ok, d’accord. Oui donc c’est pas mal 10 minutes ça va. Ok ben écoutes, super. Merci d’avoir partagé tout ça avec nous. Est-ce que tu peux nous redonner l’adresse de ton site s’il te plaît ?

 

S : Oui, donc c’est mariagesurmesure.be.

 

O.C : D’accord, tout attaché.

 

S : Oui.

 

Olivier Clémence : Ok, super. Bon ben écoutes je te remercie, merci d’avoir partagé tout ça. Ben écoutes je pense que d’ici quelques mois, si ça t’intéresse on pourra refaire un interview et voir un petit peu où tu en es.

 

Stéphanie : Pourquoi pas, j’espère que j’aurais mes autres boutiques.

 

O.C : Ben j’espère. Écoutes je te remercie, au revoir.

 

S : Merci, au revoir.

 

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Merci Olivier et Stephanie pour ce partage d’expérience qui me donne beaucoup dinformations sur les choses à faire pour bien démarrer dans le e-commerce.
Sans avoir vraiment déjà commencé, je me retrouve confrontée au pb de lieux, stock, …
Encore un message dans le fait d’avoir sa propre pièce de travail,… et surtout de pouvoir s’arrêter en fermant la porte !