Vivez la vie que vous méritez et apportez de la valeur au monde grâce au e-commerce

Interview de Louis-Alexandre Tachon, co-fondateur de Jloo.

Dans cet Interview Louis-Alexandre, nous parle des diverses expériences qu’il a eu dans des sites e-commerces leader de leur marché. Il nous présente également JLOO un outil gratuit qui vous permet de suivre le positionnement de votre site dans Google.

 

Olivier Clémence : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo. On va faire un interview où on va parler de e-commerce, de référencement et de tout un tas de choses qui devraient vraiment vous intéresser.

Je suis avec Louis-Alexandre Tachon qui a un background vraiment très intéressant et qui va pouvoir nous partager beaucoup de connaissances par rapport à son expérience. Donc bonjour Louis-Alexandre, est-ce que tu peux te présenter, nous dire un petit peu d’où tu viens, ce que tu fais etc ?

 

Louis-Alexandre Tachon : Bonjour Olivier, bonjour à tous. Je suis le cofondateur d’une solution qui s’appelle JLOO qui fait de l’analyse des positions sur Google et de l’analyse des réseaux sociaux de façon gratuite.

Auparavant, j’étais e-commerçant pendant 7 ans où j’ai monté une boite de vente de produits d’optiques sur internet avec un associé. Cette aventure a duré 7 ans, on a vendu l’entreprise à des leaders du e-commerce dans la région de Bordeaux et moi je suis partie un an en tant que responsable web marketing chez le leader du discount de la maison.

J’ai une aventure où on a monté un projet digital, je suis resté le temps de cette aventure-là et j’ai le premier caviste de France qui m’a appelé pour occuper la place de responsable web également pour monter le projet digital.

Et un an après j’ai eu l’occasion d’avoir une grosse promotion qui a changé toute mon aventure puisque j’ai été en charge du programme de fidélité et donc ça va aller tout ce qui tourne autour du CRM et de la carte de fidélité et de l’engagement client donc c’est une partie très intéressante.

Et les deux dernières aventures je les ai faites sur des gestionnaires qui s’appellent SAP Hybris donc sur des solutions plutôt assez robustes en terme de plateforme digitale.

 

O.C : Et du coup, donc toi tu es partie, tu as commencé tout seul c’est ça et tu es arrivé à gérer vraiment des plus gros sites e-commerce, des gros sites e-commerce avec toute une équipe derrière c’est ça ?

 

L-A T : Oui, j’ai connu le début de l’aventure e-commerce en 2007. On a commencé nos premiers mois d’activité, je crois qu’on avait fait 7 colis donc j’ai connu vraiment du tout début.

J’ai connu à la fin de l’activité on faisait presque 1000 colis jour donc j’ai connu voilà l’évolution, ça se fait pas évidemment en cinq minutes mais j’ai connu toute cette évolution à mon compte et puis après j’ai d’autres entreprises qui m’ont sollicité pour opérer chez eux et ça m’a permis aussi de voir comment ça se passe dans les plus grosses entreprises donc c’était assez intéressant.

 

O.C : Ok alors moi un des problèmes que les e-commerçants ont le plus c’est l’acquisition de trafic et notamment au niveau du référencement, du SEO. Alors je sais que le site dont tu t’es occupé avant de passer chez JLOO, le site dont tu t’es occupé est très bien référencé et sur des mots-clés qui sont vraiment concurrentiels.

Déjà comment est-ce que tu détermines les mots-clés sur lesquels c’est intéressant de se positionner en fait pour un site ou du moins pour le précédent site sur lequel tu as travaillé ?

 

L-A T : Alors les mots-clés on va partir de la base qui est déjà l’activité même.

Donc lorsqu’on parle d’un caviste on va rester autour du vin, on va être autour du champagne, on avoir toutes les déclinaisons et on va prendre la volumétrie en compte donc ça va être « achat vin », « achat champagne », « champagne pas cher », « mousseux », on va aller sur toutes les déclinaisons par famille.

On va aller jusqu’à la référence donc c’est important de prendre le catalogue produits et de décortiquer ça, de le mettre à plat. Alors moi je le met sur Excel parce que c’est vraiment assez pratique.

Et à côté de ça de prendre ses ventes, quand on a de la chance d’être déjà en activité, déjà on prend les 20/80 donc les 20% des produits qui marchent le mieux et c’est intéressant de voir un petit peu, de naviguer autour de ça pour voir un petit peu quels sont les mots-clés qui sont tapés et puis lorsqu’on est sur des produits finaux on a quand même des taux de conversions qui sont meilleurs.

Donc c’est assez intéressant de forcer là dessus surtout qu’il y a moins de requêtes, il y a moins de volumétrie, il y a moins de concurrence que sur des mots-clés un petit peu plus lourds comme, dans le cas d’un caviste, « champagne ».

Même si le site dont je me suis occupé est dans les trois premières places et bien être dans les trois premières places ça demande un effort quand même assez important. En revanche si j’ai besoin d’être sur « achat champagne » d’une grande marque, enfin X ou Y, on est déjà sur de la volumétrie plus faible.

Et puis si on va jusqu’à la référence, jusqu’au produit, jusqu’à des intitulés différents, on est quand même sur des choses qui vont permettre à des petits marchands de se positionner un peu mieux.

 

O.C : Oui, donc en gros ce que tu regardes c’est d’une part, quand tu dis volumétrie, donc c’est le nombre de fois où le mot-clé va être recherché dans les moteurs de recherche par moi…

 

L-A T : Exactement.

 

Olivier Clémence : Après derrière, toi, tu vas, en gros, comparer par rapport à, donc déjà les produits que tu sais qui se vendent bien sur ton site ou éventuellement dans ta boutique physique si jamais tu n’étais pas encore en ligne…

 

Louis-Alexandre Tachon : Exactement.

 

O.C : Et derrière tu vas aussi regarder, tu vas pas seulement t’attarder sur le volume mais aussi sur l’intention d’achat derrière le mot-clé qui est tapé.

En gros si la personne est très précise dans son mot-clé on sait que déjà elle connaît un peu le produit et elle a vraiment envie de l’acheter. Il suffit que derrière elle arrive sur la bonne page et la bonne présentation pour l’acheter c’est ça ?

 

L-A T : Et c’est ça.

C’est-à-dire que lorsqu’on est un petit marchand et j’ai envie de dire même lorsqu’on est un gros, on regarde aussi toutes ces choses-là parce que forcément de référencer les produits et de faire en sorte que les produits soient bien référencés, ça permet d’être beaucoup plus efficient en terme d’efforts.

C’est-à-dire que, potentiellement, si je veux être premier sur, je dis une bêtise, « champagne », ça va peut être me prendre un an. Si je veux être premier sur « achat champagne » tel produit, telle marque, tel produit, ça va me demander un effort peut être moins important et je sais que les gens qui vont tomber dessus, qui vont tomber sur la page finale, auront une conversion meilleure.

Donc ça va me permettre d’avoir moins d’efforts et d’avoir une conversion meilleure donc potentiellement c’est beaucoup plus rentable quand on est un petit marchand et j’ai envie de dire même quand on est un gros, c’est important d’être soucieux de ça parce qu’on a pas envie de travailler pour rien et potentiellement quand on voit le fruit du travail assez rapidement c’est toujours assez intéressant.

 

O.C : C’est clair qu’il y a une forme de motivation qui est… la motivation est importante surtout en, enfin moi je trouve en SEO. Si tu as une grosse entreprise, tu peux avoir une vision à très long terme et des employés qui, de toute façon, sont payés à travailler quelque soit le résultat.

Mais si toi tu es tout seul, tu travailles et que tu ne vois pas les résultats tout de suite, si tout le monde te rabâche que c’est une bonne idée de le faire, il y a un moment où tu peux lâcher l’affaire et malheureusement en référencement si on lâche l’affaire trop tôt, on a un peut être travaillé pour rien.

Donc clairement en effet, moi, c’est un peu ce que je conseille c’est de se focaliser sur des mots-clés qui vont être plus faciles mais plus efficaces et une fois qu’on a un petit peu ce lot de mots-clés d’aller voir sur des mots-clés plus gros où là on va pas forcément chercher la conversion mais plutôt en gros, faire grossir la marque, faire en sorte que les gens nous trouvent facilement, sachent qu’on existe dans le vin, dans le champagne etc.

Et que quand on a besoin de quelque chose, qu’on sait pas ce qu’on veut, qu’on aille sur ce site-là. Mais idéalement, c’est mieux de commencer je pense par les petits mots-clés pour avoir tout de suite une conversion et des ventes et voir ce que le travail nous rapporte en fait.

 

L-A T : Ben disons que les gros mots-clés sont importants surtout en période de fort trafic. Quand je dis fort trafic, lorsqu’on est caviste c’est la foire aux vins, c’est noël.

Donc là effectivement, ça augmente fortement la volumétrie. Lorsque je faisais l’optique, la requête « lunette de soleil » elle vivait deux mois dans l’année. Un mois de pic qui est juillet et décembre.

Donc voilà, c’est important de regarder ça mais finalement cette requête-là, nous on avait la chance d’être premier, elle était importante mais deux mois dans l’année véritablement.

 

O.C : Oui, c’est pour les gens qui, occasionnellement, cherchent ça mais qui s’y connaissent pas forcément et qui, du coup, ont besoin de taper des mots très génériques et d’arriver sur éventuellement un catalogue complet de solutions quoi.

 

L-A T : Et la forte intention d’achat elle est souvent à noël ou en période, quand on a des produits saisonniers comme des lunettes de soleil, forcément l’été c’est…

 

Olivier Clémence : Ok. Donc on a vu ça au niveau des mots-clés, maintenant donc comme je disais le site de caviste que tu t’occupais est très bien référencé. Quel genre d’optimisation tu as fait sur ce site pour que justement il puisse être bien référencé ?

 

Louis-Alexandre Tachon : Dans la naissance du projet, on n’a pas rentré d’agence SEO dans le projet quand on a fait la construction pour faute de timing parce qu’on était pressés par le temps. Donc on a plutôt construit ce projet avec un peu mon style puisque j’ai déjà un petit peu un style et je sais déjà un peu ce que j’aime voir sur des projets lorsque je suis dans le coin.

Donc forcément on a fait beaucoup d’optimisation on site donc ça va passer par le micro formatage, ça va passer par les balises Hn. Donc les balises Hn c’est les balises H1, H2, H3 que vous pouvez retrouver sur vos sites web.

Donc, ce genre de fondamentaux du web mais qui n’étaient pas respectés par notre plateforme. Donc il a fallu mettre les bases et puis faire attention à ce que la construction du catalogue soit assez facile pour Google.

De faire en sorte aussi d’optimiser certaines pages et pas d’autres. Et aussi de désindexer certaines pages.

On a utilisé une méthode qui est un peu décriée depuis quelques temps mais qui est un peu, en gros, le PageRank Sculpting, c’est-à-dire qu’en gros on a fait en sorte de valoriser certaines pages et pas d’autres.

Je vais donner un exemple, c’est-à-dire mon moteur de recherche qui va générer des URL, je vais le désindexer, potentiellement il me sert à rien. Donc voilà, par exemple ça on va le sortir du pipe.

 

O.C : D’accord. En gros, ce que tu veux dire quand tu parles de désindexer et de PageRank Sculpting c’est de, en gros, tu vas essayer de faire en sorte que Google s’intéresse spécifiquement aux pages qui ressortent dans son moteur et faire en sorte qu’il ne trouve pas, ou du moins qu’il n’enregistre pas dans son index toutes les pages qui sont peut être pas optimisées, avec peut être des produits où tu n’as pas forcément mis beaucoup d’informations donc la page elle va pas forcément appréciée.

Ou des pages, comme tu dis par rapport aux moteurs de recherche, qui vont être des pages qui vont reprendre des informations un peu partout mais qui du coup peuvent être pas appréciées par Google, notamment par un problème de duplicate content éventuellement.

Et aussi parce que voilà, on va avoir pleins d’URL différentes pour des pages qui sont identiques donc ça peut poser problème. C’est ce genre d’optimisations que tu as fait quand tu parles désindexation par exemple ?

 

L-A T : Ben ça, typiquement le fait d’avoir plusieurs pages qui peuvent arriver par plusieurs URL c’est clairement pas souhaitable. Même si le fait d’avoir une URL canonique, ça peut aider. Mais c’est clairement pas souhaitable.

Nous, on a désindexé pas des pages produits, ça c’est clair qu’on les a indexées mais en revanche des pages du moteur de recherche forcément on va les désindexer. Des pages qui sont liées au panier, à des fonctions comme ça de l’outil qu’on utilise de base pour propulser le site marchand, on va les désindexer.

Donc voilà, c’est des choses comme ça. Moi je tiens à dire que je suis pas SEO même si j’adore tout ce monde-là. J’avais fait le référencement naturel de mes précédents sites e-commerce et ça avait plutôt bien marché.

Mais 3 à 4 mois après avoir lancé ce site, on s’est fait challenger par une entreprise qu’on a sollicité parce qu’on estime qu’ils sont un peu leaders sur le sujet qui est Aseox, qui nous a challengé et qui nous a apporté beaucoup de leur méthodologie parce que l’idée c’était aussi de se tester…

Le SEO je pense qu’il faut être vraiment un expert. Moi je le suis pas, même si j’ai des valeurs entre guillemets, et je pense que c’est quelque chose qui bouge tout le temps et c’est important de se remettre en question.

Moi j’ai eu la chance d’avoir, entre guillemets, un petit peu de budget qui me permettait d’allouer ça au référencement naturel en sachant que le référencement naturel, c’est plus de 90% du trafic en majorité des sites marchands donc c’est quand même la colonne vertébrale donc on a jugé que c’était hyper intéressant de se faire challenger par une boîte qui est assez référente.

 

O.C : Oui, alors Aseox c’est clair que c’est une boite, que je connais bien et qui est vraiment une expertise très forte en référencement et qui fait ça depuis très longtemps…

 

L-A T : Ce qui est rare dans ce milieu.

 

O.C : Oui, c’est clair. Ils sont là depuis très longtemps et pour le coup, si je dis pas de bêtises on était avec Aurélien BARDON qui s’occupe de cette agence, on était sur un même forum depuis des années et des années et en fait c’est amusant de voir que ceux qui étaient déjà bons sur les vieux forums, qui maintenant n’existent même plus en fait, sont …

Il y a une petite grappe qui existe encore et qui ont des agences qui tournent vraiment bien. Mais comme quoi voilà le référencement c’est vraiment sur le long terme.

Même quand on crée une agence de référencement, il faut être capable de tenir sur le long terme et donc du coup toi ce que tu as voulu faire avec eux en fait c’est en gros vérifier tes acquis, tes connaissances, éventuellement apprendre plus de choses par rapport à ton projet.

Tu les as engagé pour qu’ils optimisent ton site ou pour qu’ils te disent ça c’est…

 

L-A T : Optimisent le site.

 

Olivier Clémence : Oui, voilà pour qu’ils optimisent le site et que toi du coup, tu apprennes à corriger éventuellement tes erreurs et à augmenter ton expertise à ce niveau-là c’est ça ?

 

Louis-Alexandre Tachon : Au passage, le fait d’avoir des recommandations d’experts du métier c’est sur que ça m’a permis d’apprendre des choses, ça il faut pas se le cacher. Après faire des erreurs oui, mais on fait tous des erreurs qui sont liées ou pas au contexte.

Donc ça peut être un contexte de développement parce qu’il y a des fonctionnalités de développement qui sont prioritaires par rapport à des fonctionnalités de référencement. Ça peut être par le fait qu’on n’ai pas de budget pour faire telle ou telle chose même si on sait que si on pourrait le faire, ça marcherait.

Donc ça peut être des contraintes du contexte de là où on se situe finalement. Donc voilà, il se trouve que moi j’adore le référencement naturel. Des agences de référencement naturel, il y en a pleins pleins pleins. Nous, on a identifié que eux, étaient bons, déjà parce qu’ils sont dans le métier depuis très longtemps mais aussi par leur performance.

Et on savait déjà par avance que les livrables étaient des livrables plutôt assez exploitables. C’est-à-dire qu’ils allaient nous dire de façon très précise et on n’a pas demandé des très beaux PowerPoint mais de façon très macro ce qu’il fallait faire.

Donc la situation A d’aujourd’hui c’est ça, ce qu’on doit arriver à faire c’est ça. Donc c’était assez simple de comprendre tout ça et on pouvait le mettre en action très rapidement. Et donc c’est aussi ça qui nous séduit quand on travaille avec un partenaire.

C’est qu’on puisse mettre en action tout de suite des recommandations et effectivement si on peut apprendre au passage c’est toujours un peu plus cool quoi.

 

O.C : Oui, c’est sur. Donc pour résumer ce que tu m’as dit par rapport à un peu ce qui a été fait sur le site en question. Donc déjà les basiques, qui étaient pas forcément présents au départ. Donc les balises H1 etc…

 

L-A T : Et puis si on regarde dans beaucoup de sites, les basiques, les fondamentaux c’est souvent jamais bien respectés.

 

O.C : Non, non, c’est un peu le problème des thèmes qui vont exister sur des CMS etc, c’est que ça va pas être fait par des référenceurs et en gros on va installer quelque chose qui va un peu casser la logique en terme de référencement.

Donc ça clairement c’est quelque chose qu’il faut, de toute façon, faire systématiquement. Il y a souvent, même s’il y a des choses qui sont bien respectées dans les basiques, on va avoir rarement 100% des basiques qui vont être respectés donc c’est la première chose à faire et ce que tu as fait.

Ensuite, tu as bien structuré ton site, de manière à ce que Google voit bien les pages qui t’intéressait et ignore les pages qui t’intéressait pas.

Et ensuite, en gros tu as fait appel à une boite avec une très bonne expertise pour auditer ton site et te faire des recommandations. Et donc,grâce à ça en fait, tu as appris améliorer ton référencement.

 

L-A T : Oui, parce que il se trouve qu’on a un contexte existant qui fait que le site était déjà existant. La notoriété de la marque était assez forte.

En revanche le site précédent était mal construit. Donc ce qu’on a essayé de faire c’est de construire un site mieux. Alors il n’est pas parfait mais mieux dans le contexte qui était le notre. Et je pense que les optimisations du site web, elles nous demandaient aussi moins d’efforts pour potentiellement avoir plus de résultats tout de suite.

Donc voilà quand on essaye de monter sur des requêtes comme « champagne » ou comme « ruinard », il faut que le site soit suffisant bien construit quoi.

 

O.C : Oui, c’est sur. J’ai une dernière question au niveau de ça et après on va parler un peu de JLOO, l’outil sur lequel tu travailles maintenant.

Une des choses aussi, au delà de l’optimisation du site. Donc c’est une chose qui est importante dans le référencement, ça reste de trouver des liens, en fait. D’aller sur d’autres sites pour trouver des liens vers ton propre site pour montrer à Google que tu es un site connu.

Est-ce que tu as employé des stratégies particulières ? Alors soit dans ton projet précédent mais comme c’était déjà une marque, c’était peut être plus facile. Ou dans tes premiers projets où là tu es parti de zéro. Est-ce que tu as utilisé quelque chose en particulier pour obtenir ce genre de liens ?

 

L-A T : Dans mes premiers projets parce que je suis parti de zéro, je l’ai utilisé effectivement, on a beaucoup joué de ça. Mais le site était déjà, lui, bien construit. Mon idée c’est toujours d’avoir un site qui est plutôt bien construit, en tous les cas comme moi je pense et après aller chercher des liens lorsque la situation le demande.

Donc dans le cadre de, lorsque j’ai créé ma boite et qu’on a monté notre site e-commerce, on n’était pas connu, on a acheté le nom de domaine, on est parti de zéro.

Donc effectivement il a fallu construire un site de façon très correcte et après une fois qu’il était très correct, aller chercher des liens de qualité et à l’époque ça nous permettait de faire beaucoup de volumétrie donc on en a un peu abusé mais c’est plus le cas maintenant et voilà.

Et dans le cadre du contexte qui est celui d’avant JLOO pour moi on l’a pas fait parce que la marque est connue, les liens arrivaient naturellement toutes les semaines. Donc on n’a pas eu besoin de le faire. Ça nécessitait pas ça.

En revanche, une fois qu’on a des liens et qu’on a de la qualité, il faut entre guillemets, bien les diriger pour faire en sorte que tout le site en profite et c’était un peu ça notre travail en fait. Donc voilà, et ça, ça nous a permis parce qu’on a déjà posé une base et après on s’est fait challenger par une agence, ça nous a permis de comprendre beaucoup de choses.

Et puis l’agence nous a pas finalement sur ce que j’explique, elle nous a pas dit qu’on était dans le faux, elle nous a plutôt dit que c’était plutôt une bonne chose et qu’effectivement il fallait passer en premier lieux par l’optimisation de son site web et donc je pense que c’est toujours une stratégie qui est payante.

En revanche c’est sur que quand on part de zéro, il faut du lien, on n’a pas le choix.

 

Olivier Clémence : Ce que tu veux dire, c’est que quelque soit, qu’on soit un gros site ou un petit site, la première étape c’est d’avoir un site qui est propre et que Google va être capable de comprendre et de retirer des informations dont il a besoin, avant d’aller chercher du lien parce que de toute façon, dans le cadre d’un petit site, en gros ça va pas fonctionner et dans le cadre d’un gros site, on va pas obtenir le potentiel qu’on pourrait obtenir des liens qui se font naturellement en fait. C’est ça ?

 

Louis-Alexandre Tachon : Oui.

 

O.C : Ok. Moi j’aimerais maintenant parler de ton outil JLOO parce qu’il est très intéressant avec en plus, vous avez choisi un positionnement qui est assez sympa.

Sympa dans deux sens parce qu’il existe pas trop et puis c’est une forme de générosité je trouve en plus dans ce que tu proposes donc on va en parler maintenant.

Donc est-ce que tu peux déjà nous expliquer qu’est-ce qui t’as donné envie de travailler sur JLOO et aussi de nous présenter un peu JLOO ce que c’est ?

 

L-A T : Alors JLOO, vous allez retrouver ce qu’on fait sur jloo.com, a été monté par Jérémy Peiro qui était le cofondateur d’une entreprise qui gérait des flux pour les e-commerçants et moi.

Notre idée, elle était plutôt assez simple sur la base.

C’était de proposer une solution, un petit logiciel qui permette aux personnes de façon gratuite, de surveiller les positions Google et les réseaux sociaux. Mais ce qu’on voulait c’était de tourner quelque chose d’assez gratuit. Alors pourquoi on a eu l’idée de monter ça ?

C’est parce que lui comme moi, on s’est retrouvés à des postes à la fin assez intéressants et on nous a toujours proposé pleins de logiciels super sympas qui faisaient le thé et le café, qui nous coûtaient, 500€, 100 ou 500€ par mois et qui faisaient pas grand chose.

Donc du coup, on s’est dit à force de se faire appeler tous les jours, on s’est dit « bon il y en a un peu marre », on a aussi envie de faire certaines choses et des choses auxquelles on croit.

Et donc quand on monte un site et pas forcément que e-commerce mais un site de contenu, ce qui peut être intéressant c’est de surveiller ces positions sur Google en sachant que Google apporte la majeure partie du trafic et aussi surveiller les réseaux sociaux parce que c’est important de savoir si on parle de nous en bien ou en mal.

Donc on a monté cette boite qui s’appelle JLOO, qui propose un logiciel gratuit et qui va permettre de surveiller jusqu’à 100 positions et donc ça va chercher les positions quotidiennement.

A côté de ça, on a orchestré un business model qui fait qu’on va essayer de proposer une expérience utilisateur gratuite, en tous les cas pour ces deux modules parce que peut être que plus tard on en fera d’autres.

Mais on restera toujours sur des choses qui sont très très accessibles, parce qu’on pense que c’est hyper important, lorsque tu as un site web de voir où tu en es sur Google.

 

O.C : Donc en gros, pour résumé ton outil, donc on s’inscrit dessus c’est gratuit et on peut suivre 100 mots-clés de son site voir un peu les positions comment ça évolue etc et quand tu dis gratuit, c’est pas 15 jours ou un mois etc, c’est…

 

L-A T : Non c’est gratuit tout le temps.

 

O.C : C’est gratuit tout le temps, ok. Et donc du coup, on peut suivre ses mots-clés sur Google et on peut aussi suivre si les gens parlent de nous sur les réseaux sociaux. Comment ça marche cette partie-là ? En gros c’est par rapport au nom du site, le nom de la marque ?

 

L-A T : Alors là pour tout ce qui est de base, on prend l’URL du site web. On va se balader autour de ça.

Si vous voulez rajouter des mots-clés à surveiller sur les réseaux sociaux, on peut le faire et on vous le propose pour 99 centimes d’euros par mois, donc on reste sur une somme qui est quand même assez contenue.

Mais l’idée oui, effectivement c’est de surveiller l’URL pour voir si l’URL est citée et donc potentiellement si vous êtes cités pour pouvoir répondre favorablement ou pas.

 

Olivier Clémence : Et donc en effet, ce que tu dis c’est qu’on peut éventuellement rajouter des mots-clés pour 99 centimes par mois. Après ce que tu m’expliquais un peu avant l’interview c’est que le business model c’est pas spécialement ça, c’est plutôt de mettre en avant des partenaires via des publicités à l’intérieur de l’outil.

Alors moi, pour avoir un peu utiliser l’outil, en effet on voit les publicités mais elles sont absolument pas gênantes, elles gênent absolument pas la visibilité de l’outil, c’est bien intégré je trouve parce qu’elles sont à la fois visibles sans être contraignantes.

Donc c’est très bien. Et donc en gros le business model c’est ça, c’est pas de s’appuyer sur les utilisateurs qui vont devoir payer des fonctionnalités mais plutôt de s’appuyer sur des partenaires qui vont payer leur visibilité dans l’outil c’est ça ?

 

Louis-Alexandre Tachon : Oui, en fait on a des… aujourd’hui on a la chance, JLOO, ça existe depuis un peu moins d’un an, je l’ai pas dit. On parle beaucoup du projet depuis septembre. On a un peu plus de 3000 personnes qui utilisent JLOO donc ça c’est plutôt bien et on a un écosystème de partenaires.

Ça peut être des hébergeurs, ça peut être des référenceurs, ça peut être des boîtes qui font de l’AdWords, qui sont forcément intéressées pour être exposées à notre audience. Donc l’idée c’est de sélectionner une partie de certains acteurs qui correspondent aussi à notre audience, à nos utilisateurs et de leur proposer une vraie valorisation de l’entreprise parce qu’on fait pas que de l’affichage de bannières, derrière on propose souvent une page d’atterrissage qui explique vraiment ce que fait le partenaire donc c’est pas juste de la pub comme ça.

On essaye d’aller un peu plus loin pour vraiment valoriser nos partenaires et puis on essaye de choisir, même si on est qu’au début et on peut se permettre de choisir encore, quand même des personnes qui servent à l’écosystème.

 

O.C : Et donc du coup, tu l’as dit brièvement mais est-ce que tu peux nous dire en gros à qui s’adresse JLOO ? Pour quel type d’utilisateur en fait ?

 

L-A T : Et ben c’est très simple, à toutes les personnes qui ont un site web, c’est vraiment très simple. Comme je le disais, des personnes qui ont un site de contenu, des personnes qui ont de l’e-commerce. Vraiment toutes les personnes qui ont un site web.

 

O.C : D’accord, mais tu m’expliquais aussi que ton but c’est pas de rajouter des centaines de fonctionnalités pour faire un outil comme on va avoir SEMrush par exemple.

Justement l’objectif c’est que ça reste gratuit et aussi qu’on puisse en 5 minutes, on rentre ces mots-clés et on n’a pas besoin d’un tutoriel de deux heures pour comprendre comment l’utiliser c’est ça ?

 

L-A T : Oui, voilà, ça complète ce que je disais. C’est que finalement, nous, l’outil on veut qu’il soit accessible pour un très grand nom de la distribution comme pour une personne qui a un club d’athlétisme à côté de chez moi. Donc il faut vraiment que ce soit accessible par tous.

Donc on n’a pas voulu avoir des fonctionnalités très très avancées, qui sont utilisées par 3% des utilisateurs.

Nous, on a préféré se concentrer sur les basiques et déjà avec ma petite expérience, je me rends compte que quand les basiques déjà sont bien faits, souvent on a déjà des bons résultats. Donc au lieu de se lancer dans des killers features, des choses qui sont vraiment très avancées.

 

O.C : D’accord.

 

L-A T : Moi j’ai pu constater, on parlait aussi de référencement naturel toute à l’heure, que déjà avant de passer sur des techniques très avancées, c’est de commencer par le commencement et puis voir un peu comment on avance.

 

Olivier Clémence : Et du coup, prendre les outils qui correspondent à ce qu’on fait. Ok. Et du coup, voilà JLOO dans les 12 mois, dans un an, qu’est-ce qui est prévu sur JLOO peut être comme fonctionnalités ou comment vous voulez un peu vous développer ?

 

Louis-Alexandre Tachon : Alors déjà on se développe beaucoup par la communauté dans la mesure où on propose aux personnes d’intervenir sur notre roadmap.

Donc à l’intérieur de la plateforme, on propose des demandes d’évolutions ou des suggestions, donc ça on en a de plus en plus. Donc toutes les semaines on met des fonctionnalités différentes qui, des fois, se voient pas beaucoup et des fois qui vont se voir forcément.

Ce qu’on a envie de faire dans les 12 mois, c’est de rajouter deux modules. Je vais pas trop en parler mais en gros ça va être des fonctionnalités majeures. Mais surtout de rester sur quelque chose qui est accessible pour des petits et des gros. Quelque chose qui soit utile pour tous.

Mais donc vraiment quelque chose qui est assez simple. On restera toujours dans cette ADN-là quoi.

 

O.C : Ok, donc de toute façon, le but c’est comme tu disais, de rester dans du simple et du gratuit. Donc clairement il n’y a pas de raison de pas aller tester l’outil.

Écoutes du coup, moi j’ai juste une dernière question et c’est pour un peu rappeler aux gens comment ils peuvent faire pour aller s’inscrire, où ils doivent aller et c’est quoi les étapes pour s’inscrire ?

 

L-A T : C’est très simple. Vous allez sur le site jloo.com, il y a une page « se connecter ». On va vous demander votre email, un mot de passe. Vous créez un compte, vous recevez un email, ça s’active.

Ça active votre compte et puis derrière vous avez juste à rentrer l’URL de votre site web, entrez des mots-clés et vous allez pouvoir naviguer sur l’outil très simplement.

Ça prend vraiment quelque… ça prend deux minutes, c’est vraiment très simple.

 

O.C : Oui, pour avoir testé l’outil, c’est vraiment très simple. En effet, il y a un bouton pour ajouter un mot-clé et au bout de quelques minutes on a les stats qui vont commencer à se cumuler quoi.

Ok, écoutes, je te remercie et j’encourage tout le monde à aller tester JLOO, c’est gratuit, ça restera gratuit et c’est sur jloo.com. Merci.

 

L-A T : Super, merci de l’interview.

 

O.C : Allez, ciao.

 

Interview de Louis-Alexandre Tachon, co-fondateur de Jloo.
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Désolé, je me suis inscrit directement sur jloo sans dérouler jusqu’au bouton d’affiliation :/ Merci pour le tuyau en tout cas.